Aveyron : un consensus autour de la revalorisation des aides à domicile

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  • Brigitte Bourguignon a visité le carré de service de l’Udsma.
    Brigitte Bourguignon a visité le carré de service de l’Udsma. José A. Torres
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La venue de la ministre de l’autonomie à Rodez, jeudi, a été l’occasion pour le gouvernement, les parlementaires, les élus locaux et départementaux d’échanger sur l’augmentation nécessaire des salaires de ces professionnels

C’est un acquis social qui va concerner des centaines de salariés en Aveyron. Depuis le début du mois de juillet, le décret validant "l’avenant 43" qui doit permettre une revalorisation salariale de 12 à 15 % des aides à domicile, est passé au Journal officiel. Un sujet particulièrement important en Aveyron puisque le territoire, avec sa démographie et les contraintes de la ruralité, est pleinement concerné par ce sujet qui concerne la dépendance et l’autonomie de personnes qui souhaitent de plus en plus rester à domicile plutôt que d’intégrer des Ehpad. D’abord mis de côté de la prime accordée au soignant après la première vague du Covid en 2020, les aides à domicile avaient finalement pu en bénéficier après l’intervention des députés de la majorité auprès du gouvernement qui avait, l’été dernier, alloué une enveloppe de 80 M€ à distribuer entre l’ensemble des départements français, qui financent les associations d’aide à domicile, dont ils ont la compétence. Restait ensuite à obtenir la revalorisation de ces salariés, rarement payés beaucoup plus que le Smic, souvent des femmes, et qui ont un travail dont la pénibilité n’est plus à négocier. Avec le vote à l’Assemblée – validé par les trois députés de l’Aveyron – et au Sénat – acté également par les deux représentants aveyronnais –, les choses ont avancé en ce début d’année 2021. L’État a validé une enveloppe de 150 M€ cette année qui augmentera d’un tiers l’année prochaine et deviendra ensuite pérenne, pour aider les départements à financer cette revalorisation. Lors de sa venue en Aveyron jeudi, Brigitte Bourguignon a réuni parlementaires, élus locaux et départementaux à Rodez, ainsi que les représentants des associations concernées pour faire le point sur le sujet. Arnaud Viala, le nouveau président du Département, a confirmé que son institution assumerait bien 30 % de la revalorisation cette année, pour une entrée en vigueur en octobre, puis 50 % dès 2022, comme le demande le gouvernement. Une position logique puisqu’il avait voté pour quand il était député. Cela représente, pour 2021, une ponction de 300 000 €, puis 1,2 M€ en 2022. Le président du Département a profité de cet échange pour faire deux demandes, la première consiste à inciter les élus locaux et associations à lancer une réflexion autour d’un parcours de santé "démarrant du domicile jusqu’à la très grande dépendance". La seconde, adressée au gouvernement consiste à bénéficier de soutiens financiers dans le cadre "de dossiers d’expérimentation et d’innovation dans les Ehpad, le maintien à domicile, mais aussi dans l’habitat partagé, a précisé le président. La ministre nous a répondu que des crédits existaient dans le cadre du Ségur de la Santé et qu’il faudrait les demander rapidement. Nous lèverons le doigt très vite."

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