Football : Lionel Mpasi (Rodez) « Je n’ai jamais perdu espoir »

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    Lionel Mpasi sera le gardien titulaire cette saison. Aurélie Fabre-Fontana
Publié le , mis à jour

Passé gardien numéro 1 fin 2020 à Rodez, Lionel Mpasi va entamer sa première saison comme titulaire… cinq ans après son arrivée.

Vous êtes arrivé à Rodez en 2016. Imaginiez-vous qu’il vous faudrait attendre cinq ans pour commencer une saison en tant que gardien numéro 1 ?

Quand j’étais au centre de formation du Paris Saint-Germain (en concurrence avec Alphonse Areola ou encore Mike Maignan), je me voyais déjà professionnel, rien ne pouvait m’arriver. Mais de descendre au niveau amateur m’a fait énormément de bien car ça m’a appris ce qu’était la vraie vie. J’ai même bossé à côté pendant presque deux ans, de 2017 à 2019, en étant surveillant au lycée La Roque, à Rodez. Ça m’a montré qu’il y avait autre chose qui comptait que le foot. Je me suis remis à travailler, travailler, travailler… et j’en suis là aujourd’hui.

Qu’est-ce qui vous a fait tenir pendant toutes ces années passées sur le banc ?

Je n’ai jamais perdu espoir ici parce qu’on a toujours eu un groupe soudé. C’est ça qui m’a fait tenir toutes ces années, m’a aidé à être performant à l’entraînement et quand j’ai eu la chance de jouer. Les mecs sont contents pour moi, ils disaient que je méritais d’avoir ma chance parce que je ne l’avais jamais eue.

Estimez-vous que l’entraîneur (Laurent Peyrelade) aurait dû vous la donner avant ?

Je n’aurais pas aimé avoir ma chance plus tôt parce que peut-être qu’à ce moment-là, j’aurais fait de la mer**. Je suis arrivé jeune et je suis plus mature depuis que je suis dans la force de l’âge (il a 27 ans). C’est peut-être un cadeau qu’il m’a fait en me mettant titulaire (le 22 décembre 2020, au Havre) à un moment où on était dernier du classement. Parce que quand tu vois ton équipe perdre tout le temps depuis le banc, dans des stades sans public, tu meurs d’envie de pouvoir jouer pour l’aider.

Qu’est-ce que cette place de titulaire a changé pour vous ?

Pas grand-chose dans notre façon de travailler avec Gilles (Dulac, l’entraîneur des gardiens) et Thomas (Secchi, le portier numéro 2). C’est un nouveau chapitre de ma carrière. Il y a eu le PSG, Toulouse (où il a joué avec la réserve de 2012 à 2016), la place de numéro 2 à Rodez et maintenant celle de numéro 1. J’ai un peu plus de sollicitations, pas forcément d’autres clubs, mais d’agents qui viennent me voir. Je suis bien avec le mien, Philippe Nabé, qui me suit depuis ma formation.

Quelle est votre relation avec Théo Guivarch, qui a perdu sa place de titulaire à votre profit après une boulette ?

Depuis que je suis passé numéro 1, il n’y a aucun problème avec Théo. Il a envoyé un message sur le groupe des joueurs pour nous annoncer son départ début juillet en Suisse (Neuchâtel Xamax, D2). Je lui ai répondu par un message personnel pour le remercier d’avoir toujours gardé la même relation avec moi, dans le cadre du foot mais aussi en dehors. Lors de la préparation de la saison dernière, j’avais l’ambition de le titiller parce qu’il sortait d’une saison où il avait eu peu de temps de jeu à Guingamp (six matches de L2). Je m’attendais à ce que l’entraîneur nous mette plus en concurrence, mais il aime bien définir une hiérarchie dès le début.

Derrière vous, Thomas Secchi est aussi monté d’un cran dans la hiérarchie.

C’est top parce que c’est un super gars et un excellent gardien. On va se tirer vers le haut. Un troisième gardien va aussi arriver. Tant mieux parce qu’il faut toujours se sentir menacé pour ne jamais tomber dans le confort. Sinon, tu t’endors et perds vite ton niveau. Maintenant que j’ai vu que le numéro 2 pouvait prendre la place du numéro 1, ça peut aussi m’arriver. J’ai mis cinq ans à obtenir ce statut, donc je n’ai pas envie de retourner sur le banc.

Vous êtes sous contrat jusqu’en juin 2022. Comptez-vous prolonger ?

Je discute d’une prolongation avec le club. Je me sens très bien ici, que ce soit dans le groupe, la ville… Faire partie des cadres d’une équipe comme ça, c’est gratifiant. J’ai envie de m’affirmer comme titulaire et de rendre au Raf ce qu’il m’a donné. Les dirigeants auraient très bien pu me lâcher comme je n’ai été que numéro 2 pendant longtemps, mais ils m’ont toujours fait confiance.

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