Decazeville : un partenariat ville-hôpital qui porte ses fruits

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  • Sous le regard de Christine Courderc, responsable du centre de vaccination de Decazeville et de Christine Pradayrol, responsable des ressources humaines de l’hôpital, le médecin pratique une première injection dans le bras de Gauthier, 15 ans, légèrement blessé par un accident de mobylette./Photo MCB.
    Sous le regard de Christine Courderc, responsable du centre de vaccination de Decazeville et de Christine Pradayrol, responsable des ressources humaines de l’hôpital, le médecin pratique une première injection dans le bras de Gauthier, 15 ans, légèrement blessé par un accident de mobylette./Photo MCB.
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Le centre de vaccination de l’hôpital de Decazeville a repris de plus belle ses vaccinations au rythme de 800 injections par semaine.

Le centre de vaccination de l’hôpital de Decazeville était sur le point d’alléger ses plages horaires de rendez-vous, puisqu’il observait une baisse régulière des demandes de vaccination, lorsque le Président de la République est intervenu pour instaurer l’élargissement de l’obligation du pass sanitaire, notamment pour les lieux culturels et les restaurants. "En quelques heures tout a été inversé et les fermetures n’étaient plus d’actualité. Non seulement on a maintenu les plages de vaccination mais on en a ouvert d’autres", commente Olivier Ponties, adjoint du directeur du centre hospitalier de Rodez qui chapeaute également celui de Decazeville.

Une cinquantaine de libéraux

Mais dans le bassin decazevillois, si l’hôpital s’occupe de l’organisation, ce sont les libéraux (médecins, infirmières, praticiens et soignants retraités) qui prennent en charge la vaccination sous la responsabilité de Christine Couderc, la cadre de santé. "On a réagi au plus vite après l’annonce d’Emmanuel Macron. On a libéré des locaux, on a tout réorganisé. Et les professionnels de santé, libéraux, retraités ou non, se sont rapidement portés volontaires. On fonctionne avec une cinquante de médecins et infirmiers", surenchérit la responsable du centre de vaccination de Decazeville. "C’est une belle implication des professionnels, mais aussi de tout le personnel administratif pour faire fonctionner ce centre avec l’appui de l’Agence régionale de santé (ARS) qui finance. Il y a une très bonne coopération ville-hôpital, tout le monde est mobilisé", se félicite Christine Pradayrol, responsable des ressources humaines de l’hôpital. Christine Couderc travaille depuis 2003 à l’hôpital de Decazeville et bénéficie de la confiance de nombreux professionnels de santé médicaux et paramédicaux. "Je craignais que ça s’essouffle et puis non… Je veille quand même à ne pas les sursolliciter car ça risque de durer… Mais dans cette crise qu’on vit, cela fait longtemps que je n’avais pas vu une telle solidarité !"

De nombreux jeunes

"Les rendez-vous sont étendus du lundi au samedi, soit par demi-journée ou journée complète, et jusqu’à 19 h 30 afin de s’adapter aux personnes qui travaillent, hormis le jeudi où il y a beaucoup moins de demandes sans qu’on puisse l’expliquer", poursuit Christine Couderc. "Pour cette vague de vaccination, ce sont en majorité de jeunes adultes qui se présentent aux rendez-vous, ce qui permet une meilleure fluidité. On voit juste quelques personnes de plus de 70 ans", ajoute la même. "Tous les jours je garde des créneaux pour les professionnels de santé de l’établissement qui ne sont pas encore vaccinés, ils sont environ 40 %, mais aussi pour ceux de la Communauté de communes ainsi que pour les personnels des Ehpad". Pas de souci d’approvisionnement, les stocks sont importants. C’est la pharmacie de l’hôpital de Rodez qui délivre les doses du fameux vaccin américain Pfizer-BioNTech. Un flacon est égal à sept doses et on conseille une deuxième injection entre 21 et 49 jours après la première.

Un patient toutes les 8 minutes

"On réalise 800 vaccinations par semaine, avec environ un patient toutes les huit minutes ce qui est beaucoup pour l’hôpital de Decazeville, au plus fort de la vaccination on est monté jusqu’à 1 000 chaque semaine", précise Christine Couderc.

Depuis l’ouverture du centre de vaccination de l’hôpital de Decazeville, 15 540 vaccins ont été pratiqués. Après les deux injections, le passeport vaccinal, avec un QR code, est édité mais il n’est valable qu’à partir de sept jours après la deuxième dose du vaccin. "Christine Couderc se démène tous les jours pour que ce centre de vaccination fonctionne le mieux possible depuis janvier alors qu’au départ on ne pensait pas que ça durerait aussi longtemps. Elle est très mobilisée car il faut aller chercher les professionnels", tient à souligner Christine Pradayrol. De nombreuses personnes tentent de venir directement à l’hôpital pour se faire vacciner mais elles se font refouler car les rendez-vous se prennent uniquement sur doctolib.fr.

En revanche si vous ne pouvez pas venir, pensez à reporter voire à annuler car trop de rendez-vous ne sont pas honorés alors que des gens attendent le précieux sésame.

Pour ceux qui ne sont pas encore vaccinés, le centre de vaccination ne pratique pas les tests PCR ni antigéniques, pour cela vous devez aller au laboratoire LxBIO de Decazeville, avec rendez-vous, ou bien en pharmacie.

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