L’aventure industrielle de la valorisation des biodéchets lancée

  • L’inauguration a eu lieu jeudi matin.
    L’inauguration a eu lieu jeudi matin.
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Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, était sur place jeudi matin pour inaugurer l’usine de fabrication de machines spécialisées dans le compostage de biodéchets lancée par le leader français Upcycle.

"Je ressens ici un optimisme qui fait du bien." Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, député du Finistère, mais Aveyronnais d’origine, était, jeudi matin, à Mayran, pour inaugurer officiellement la nouvelle usine Upcycle. Leader français dans le compostage électromécanique, l’entreprise, lors du premier confinement en 2020, a décidé de relocaliser toutes ses activités en France. Et de s’associer au Montpelliérain Fabtec industries pour créer une unité de fabrication.

Une ancienne usine réhabilitée

Grâce au soutien notamment des parlementaires aveyronnais, qui ont fait un fort lobbying, l’entreprise a décidé de s’installer dans le département, à Mayran. Pour ce spécialiste de la valorisation des biodéchets, qui vise, d’ici à trois ans, la création de 400 containers de compostage électromécanique par an, il était logique de chercher des locaux déjà existants, pour les "recycler" une nouvelle fois. C’est ce qui a donc été fait, dans le petit village de Mayran en plein cœur de la Mécanic Vallée, dans les locaux d’une ancienne ébénisterie, puis un atelier de fabrication de cabine de peinture grâce notamment à la découpe laser. Désaffecté depuis deux ans, l’endroit était idéal. Restait encore à l’aménager et à se lancer.

Produire 400 machines par an

Depuis six mois, Grégoire Bleu et Arnaud Ulrich, les deux fondateurs, travaillent activement au développement de l’entreprise. Et dans quelques jours, l’activité démarrera officiellement. Le projet, a tapé dans l’œil de nombreux acteurs publics. Il a été sélectionné dans le cadre de France Relance, est soutenu par l’Ademe, mais aussi par la BPI. Les fondateurs espèrent également avoir rapidement d’autres partenaires pour continuer à grandir.

"Je ne crois pas ceux qui incitent au changement écologique en faisant des invocations de prophètes de malheur en annonçant la fin du monde, a prévenu Richard Ferrand, pour souligner l’engagement dans la valorisation des biodéchets. Si on n’a pas de convictions fortes, on ne s’engage pas. Il règne ici une atmosphère industrielle, sérieuse, mais tranquille. Il y a un esprit d’entreprise et d’engagement."

Après ce lancement officiel, la quinzaine de salariés de cette nouvelle structure, appelée Mayran industries, savent le travail qui les attend. Il va falloir démarrer la production pour atteindre d’ici à 2024 les 400 pièces annuelles et cela, via l’embauche, si tout va bien, d’une quarantaine de salariés.

Centre Presse
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