Aveyron : le gouvernement maintient la pression sur Bosch

  • Les salariés ont fait passer un message à la ministre. Les salariés ont fait passer un message à la ministre.
    Les salariés ont fait passer un message à la ministre.
Publié le , mis à jour

Lors de sa venue à Rodez cette semaine, Agnès Pannier-Runacher, la ministre de l’industrie, a rappelé qu’elle attendait de la direction de l’entreprise qu’elle s’engage sur l’absence de départs contraints.

Jeudi, les salariés de l’usine Bosch de Rodez étaient surpris. L’annonce, en dernière minute tôt dans la matinée de la venue d’Agnès Pannier-Runnacher, la ministre de l’Industrie, les a un peu pris de court. Ils auraient aimé la voir venir dans leur usine. Mais ce détour n’était pas au programme. Si la ministre est venue, en urgence, en Aveyron, c’est bien pour évoquer la situation de Sam, la fonderie du Viviez qui est en grave danger. Elle a notamment échangé avec les syndicats sur les résultats de l’audit des administrateurs provisoires, qui notait la faiblesse des deux offres de reprise finalement rejetées par le tribunal de commerce de Toulouse vendredi.

Les salariés de Bosch, donc, n’ont pas manqué de rappeler que la ministre s’était engagée, lors de sa venue en mars dernier à revenir les voir eux aussi avant l’été, ce qu’elle n’a pas fait, accaparée notamment par sa campagne électorale dans les Hauts-de-France, où elle était candidate aux régionales. Dans la matinée de jeudi donc, ils ont affiché aux abords de l’usine, une pancarte "Agnès on t’attend".

Pas de garanties de la direction de Bosch

Si la ministre n’est pas venue pour aborder, officiellement, la question de Bosch, elle s’est quand même entretenue sur le sujet avec Christian Teyssèdre, le maire de Rodez. Elle a également tenu, lors de sa conférence de presse en fin de journée, à rappeler les responsabilités de la direction : s’il est bien acté que l’effectif tombera à 500 salariés d’ici à une période à fixer entre 2025 et 2027, elle ne veut pas qu’il y ait de licenciements contraints.

C’est bien sur ce sujet qu’il y a un point de friction entre les différents acteurs du dossier. La direction du groupe, qui semblait avoir acté les choses au mois de mars lors du comité de suivi du site à Rodez, n’apporte plus les garanties nécessaires. Et ne veut pas s’engager à ne pas licencier. "Je redis aux salariés de Bosch que je suis à leurs côtés comme je leur ai déjà dit quand je les ai réunis le 13 juillet au ministère, a lancé la ministre jeudi. Nous demandons à Bosch de tenir ses engagements. En tout état de cause, notre objectif est un PSE sans départs contraints."

Des échanges hebdomadaires

Où en est la situation depuis le 13 juillet et le comité de suivi du site ? Lors de cette réunion, les choses semblaient être dans l’impasse. Mais depuis, les discussions continuent entre le cabinet de la ministre et Bosch de façon quasiment hebdomadaire. "Je comprends que Bosch a travaillé à améliorer son plan de départs volontaires, tente Agnès Pannier-Runacher. La direction a vocation à faire un point à la rentrée pour mesurer si ces améliorations font bouger les lignes. "

En attendant, la direction France Benelux était absente, la semaine dernière, de la première réunion de la cellule "choc industriel", déployée par le gouvernement sur le territoire pour trouver des solutions de reclassement à une partie des salariés qui seront concernés par des départs.

"C’est normal, rassure Agnès Pannier-Runacher. Cette réunion était pour les élus locaux afin de leur présenter la méthodologie sur le cahier des charges, le périmètre géographique et les points de contact chez les différentes parties prenantes pour avancer rapidement. Le dispositif s’adresse aux industriels du territoire. On veut aller les chercher pour accélérer la création d’emplois et faire venir des industriels étrangers au territoire pour s’installer et créer de nouveaux emplois."

Et si l’entreprise allemande, n’est pas intégrée à ces réunions, ce n’est pas pour autant qu’elle ne doit pas se sentir concernée par l’avenir de ses salariés et de son site. Sévère, la ministre a prévenu : "Bosch a une obligation de revitalisation du territoire. L’objectif n’est pas qu’ils se reposent sur le dispositif choc industriel. Nous continuerons à leur mettre la pression."

Alors que les vacances se profilent, les salariés de Bosch en sont conscients, il leur faudra attendre septembre pour y voir plus clair. Pas avant.

RICHAUD Guilhem
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