D’Estaing à Golinhac, le pèlerin à l’épreuve du GR65

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La troisième portion du chemin de Saint-Jacques- de-Compostelle en Aveyron mène le randonneur d’Estaing à Golinhac avec le Lot pour fil conducteur. Mais pour atteindre le plateau et la destination finale de cette portion, le pèlerin va devoir mettre à l’épreuve ses jambes et avaler quelques kilomètres de montée.

Une dernière photo avec, en fond, le château d’Estaing avant de s’élancer. Le sac à dos chargé sur les épaules, le pèlerin reprend sa lente marche en direction de Golinhac ou d’Espeyrac, selon son envie, pour cette troisième étape du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en Aveyron. à la sortie d’Estaing, deux choix se présentent : suivre le GR65 ou le GR6 avec un tracé plus au sud, les deux se rejoignant à Campagnac.

Le groupe de marcheurs partis d’Estaing s’étire maintenant le long de la route qui suit le Lot. Le sac plus ou moins lourd, chacun trouve son rythme, avance d’un bon pas sur l’asphalte. Un groupe de trois amies, marchant côte à côte, discutent, une coquille se balance sur leur sac à dos. Elles sont rapidement dépassées par un jeune homme qui avance à grandes enjambées. Il égrène en même temps un chapelet nacré.

Finalement, chacun se retrouve sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Si une partie des marcheurs suit le GR65 pour éprouver sa foi, les autres sont là pour partager un bon moment entre amis, se retrouver seul aussi avec ses pensées ou bien s’éprouver sur plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres.

Chemin de croix

Cette portion du GR65 a cette particularité d’être jalonnée par un chemin de croix, à partir du pont du Moulinou jusqu’aux Albusquiès. Vingt croix qui balisent le tracé du pèlerin et l’accompagnent jusqu’à Golinhac. Elles sont en pierre, en métal forgé ou sculpté dans le bois. L’origine de certaines remontes à plusieurs siècles. Des légendes y sont rattachées, des histoires et des anecdotes mais également des témoignages de pèlerins ayant foulé le même chemin. D’ailleurs, le témoignage de la journaliste Alix de Saint-André résume assez bien ce que peut être le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle : "Le chemin ne nous laisse aucune tranquillité. Non seulement ça monte et ça descend, mais ça passe du paysage sublime au dépôt d’ordure […] de petits chemins qui sentent la noisette à d’ingrats trottoirs longeant des autoroutes […] de cols vertigineux et givrés aux plaines ardentes et desséchées […] voilà la gueule du chemin ; jamais le temps de s’habituer !".

Conques en ligne de mire

En Aveyron, pour le dépôt d’ordure et les trottoirs longeant les autoroutes, on repassera… Mais il est vrai que la variété des paysages offerts par le GR65 n’autorise pas l’ennui.

Alors que le randonneur suit le chemin qui s’élève au-dessus de la vallée, le paysage se dégage et témoigne encore du travail des hommes qui ont façonné l’endroit.

Peu avant l’arrivée à Golinhac, le marcheur passe devant le panneau posé par les Amis du chemin. Incarnant l’âme du chemin, Pépé Catusse, aimait "venir sur ce chemin, à votre rencontre, pour vous saluer, vous encourager, bavarder un instant, vous raconter des histoires…" Il est ensuite écrit : "Je venais très souvent m’asseoir ici mais, depuis le 5 avril 2008, j’ai rejoint les milliers d’étoiles qui jalonnent votre route et, de là-haut, je vous accompagne."

Pour beaucoup de marcheurs qui se sont élancés sur le GR65, l’arrivée à Conques constitue une étape majeure. Et, à peine arrivés à Golinhac, au pied de l’église, certains devisent déjà de la marche à suivre pour les prochains jours. Car l’arrivée n’est autre que le seul site aveyronnais classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Golinhac mérite toutefois le coup d’œil, voie de passage des pèlerins depuis le XIe siècle. à cette époque-là, un prieuré bénédictin dépendait de l’abbaye de Conques. Dédiée à Saint-Martin, l’église du bourg conserve ses assises romanes. Un saut dans le temps et dans l’histoire, alors que Conques, ses légendes autour des miracles de Sainte-Foy, nous tendent les bras. Avant d’y parvenir, le marcheur devra rejoindre Espeyrac, passer devant une croix en pierre remarquable. D’autres merveilles attendent celui qui va parcourir le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui en est jalonné tout le long.

En pratique

Le randonneur quitte Estaing et son château dominant la ville pour rejoindre le plateau de Golinhac qui offre des paysages de moyenne montagne.- Ville de départ : Estaing.- Difficulté : moyenne.- Distance : 13, 5 km.
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Philippe Henry
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