Aubin : 77 ans après la tragédie de Gelles, le souvenir est toujours vivace

  • Le Mémorial a été complétement restauré.
    Le Mémorial a été complétement restauré.
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Centre Presse Aveyron

Une cérémonie a été organisée pour se souvenir des événements tragiques des 24 et 25 juillet 1944, au cours desquels 15 maquisards ont été tués. 

Dimanche 1er août à Gelles, plus exactement au carrefour de Fréjeroques, où étaient réunis les autorités civiles et militaires, des représentants de l’Anacr, de la Fndirp, des citoyens et Fernand Grimal qui, avec ses 97 ans, est sans nul doute le plus ancien Résistant aveyronnais en vie, Yves Favre le 1er adjoint de Causse-et-Diège a rappelé les événements tragiques du 24 et 25 juillet 1944, au cours desquels 15 maquisards perdirent leur vie pour la France et la Liberté, lors de deux accrochages avec une colonne allemande.

"Où je meurs renaît la France"

Il poursuivait "pour ne pas oublier et rendre hommage à leur héroïsme, un monument sculpté par le ruthénois Bellouvel a été érigé à l’endroit où ont eu lieu ces accrochages mortels. Lors de son inauguration, le 14 septembre 1947, Paul Ramadier avait souligné "ces hommes, ces maquisards sont un exemple, une leçon qui rappelle cet héroïsme, à tous ceux qui passeront à ce carrefour, qu’ils soient français et étrangers. Nous nous devons de ne jamais les oublier".

Ensuite Yves Favre a précisé que "le monument qui avait subi les outrages du temps a été restauré cette année par la ville de Causse-et-Diège l’Anacr et les anciens combattants. Pour l’Anacr, Marie Josée Augey et Marie Josée Moysset ont évoqué la mémoire de Roger Poux, "coprésident de l’association qui nous a quittés dernièrement. Merci à lui d’avoir évoqué inlassablement les valeurs des jeunes Résistants et celles du Conseil National de la Résistance (CNR). Si l’écho de leur voix faiblit, nous périrons. Puis, questionnant "n’est ce pas le sens de notre présence ici, aujourd’hui, le respect que nous devons à votre engagement. Oui nous transmettrons vos valeurs : Liberté, Justice et Paix. On sait qu’avec des lieux comme Gelles, où furent exprimés le courage, le sacrifice et l’amour de la patrie.

Chaque maquisard tombé aurait pu dire avec Aragon "Où je meurs, renaît la France".

Sont tombés le 24 juillet

Albert Artis, Pierre Aterano, Maurice Boyer, Victor Galeas, Maurice Goetschel, Wladyslaw-Etienne Kravczyk, Jean Emile Renous et Georges Touzé. Le 25 juillet : Joseph Czajkawski, José Fernandez, Roger Gornay, Jules Guertzen, Jean Pereira, Raymond Porta, Armand Rinaldi. Qu’on ne les oublie pas.

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