Tourisme en Aveyron : malgré le mauvais temps, le mois de juillet a été bon

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  • Conques est l’un des destinations prisées par les touristes.
    Conques est l’un des destinations prisées par les touristes.
Publié le , mis à jour

L’ADT a publié lundi matin une note de conjoncture sur la fréquentation touristique du mois de juillet. Les chiffres sont quasiment au niveau de 2020, qui avait été une année record.

La quatrième vague, les contraintes sanitaires, la météo… Les vents contraires pour le tourisme sont nombreux cette année. Et pourtant… Selon une note de conjoncture, publiée lundi par Aveyron Tourisme, l’agence de développement en la matière (ADT), le mois de juillet a été bon. Quasiment au même niveau que celui de l’année 2020, où le territoire avait fortement bénéficié de "l’effet Covid-19". Les touristes avaient choisi des destinations de proximité, en France, non prise d’assaut par des foules difficilement contrôlables. À ce petit jeu, l’Aveyron et ses nombreuses options est forcément bien placé. C’était le cas l’année dernière, c’est toujours le cas en 2021. Au mois de juillet, l’ADT a noté une fréquentation des établissements hôteliers en très légère baisse par rapport à 2020. "1,9 % en moins, précise Jean-Luc Calmelly, le président d’Aveyron Tourisme. C’est une bonne nouvelle par rapport au ressenti qu’on avait. Ce recul est presque insignifiant, on reste largement au-dessus de la fréquentation de l’année 2019 (+ 12,2 %, NDLR)."

En bleu, classement de l'origine des nuitées françaises. En vert, celui des excursionnistes français.
En bleu, classement de l'origine des nuitées françaises. En vert, celui des excursionnistes français. Infographie Centre Presse -

Dans le détail, les données de l’ADT montrent qu’une nouvelle fois, le département fait la part belle à une clientèle française. On note également une forte progression du nombre "d’excursionnistes". Il s’agit de touristes qui viennent dans le département pour une journée seulement. Ils étaient 1,1 million en juillet 2019, 1,4 M en juillet 2020 et ont été 1,6 M cette année. "On récolte les fruits des campagnes de communication sur la proximité lancées depuis plusieurs années, sourit Jean-Luc Calmelly. 13 %, c’est une belle progression. Ce sont des gens qui viennent sur une journée. Même s’ils ne dorment pas dans nos hôtels ou nos campings, ça reste du tourisme. Ils font aussi marcher notre économie en visitant des lieux et en mangeant dans nos restaurants." Logiquement, cette clientèle vient des départements voisins. De l’Hérault pour une majorité d’entre eux. Suivent ensuite le Tarn, la Haute-Garonne, le Cantal et le Puy-de-Dôme.

Août démarre bien

Du côté du tourisme de plus longue durée donc, on est sensiblement sur le même nombre de nuitées passées dans les établissements aveyronnais. Cette année, 1,48 M de nuitées ont été réservées en Aveyron au mois de juillet, contre 1,50 M en 2020 et 1,32 M en 2019. Là, les données tirées de Flux Vision Tourisme, la solution data d’Orange, qui travaille avec l’ADT pour analyser la situation, fait état de clients venus en majorité de la Région parisienne. Ensuite, les touristes qui ont fait le déplacement plusieurs jours en Aveyron viennent là encore de départements voisins : l’Hérault, la Haute-Garonne, les Bouches-du-Rhône et le Tarn. Ceux-là, n’ont pas été freinés par la météo plus que moyenne du mois de juillet. "Au mois de juin, on savait que de nombreux hébergements affichaient complet, reprend le président de l’ADT. Les gens qui ont réservé sont venus malgré la météo. Après les confinements, je pense qu’ils avaient envie de prendre l’air quoi qu’il arrive. On a vu beaucoup de touristes sur les chemins de randonnée avec des k-way."

Des incertitudes pour septembre et octobre

Reste maintenant à voir si la tendance se confirmera pour le mois d’août, déjà entamé, et qui promet une météo un peu plus clémente. Pour Jean-Luc Calmelly, il n’y a pas de soucis à se faire. "Nous n’avons pas d’inquiétude, assure-t-il. Les réservations sont nombreuses et les gens sont là, c’est évident. On voit qu’il y a du monde." Pour septembre et octobre, c’est plus compliqué. Aveyron tourisme travaille depuis quelques années à promouvoir les "ailes de saison". Les mois de mai et de juin ont été compliqués à cause de la situation sanitaire. Et l’incertitude plane toujours. "Il y a très peu de réservations pour le moment, confirme Jean-Luc Calmelly. On est suspendu à l’incertitude globale liée au Covid. On espère une météo clémente et une conjoncture sanitaire qui s’apaise un peu. S’il se passe quelque chose, ce sera sans doute à la dernière minute. Mais je ne doute pas de la capacité de nos prestataires de tourisme à s’adapter très vite à la demande."

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Guilhem Richaud
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