Prématurité : des connexions cérébrales prédictives du développement émotionnel et social

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    Prématurité : des connexions cérébrales prédictives du développement émotionnel et social
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Une naissance prématurée expose à un risque plus élevé de troubles du développement émotionnel et social. Mais tous les enfants ne sont pas affectés de la même manière. Des chercheurs viennent de découvrir un biomarqueur permettant de prédire quels enfants vont en souffrir. De quoi permettre une prise en charge plus précoce de ces derniers.

Environ 10% des naissances surviennent prématurément. Et les bébés qui viennent au monde trop tôt sont exposés à de nombreux problèmes de santé. Parmi lesquels des troubles du développement émotionnel et social dès leur petite enfance. Pour mieux prendre en charge ces troubles, il est essentiel de mettre en place un suivi précoce et adapté. Mais tous les enfants nés prématurément ne sont pas concernés. Alors comment savoir lesquels vont en souffrir et bénéficieraient de la prise en charge nécessaire ?

Pour en savoir plus, une équipe britannique du Kings College London a réalisé des IRM afin de mesurer la structure cérébrale de nouveau-nés prématurés. Plus tard, ils ont ensuite mesuré leurs capacités sociales et émotionnelles à l’âge de 4 et 7 ans à l’aide de questionnaires comportementaux.

En comparant toutes ces données, ils ont pu identifier une différence majeure entre les enfants souffrant de troubles sociaux et émotionnels et les autres : "la force de certaines connexions cérébrales à la naissance est associée à la capacité à réguler ses émotions en maternelle", informent les auteurs. Il s’agit en particulier de certaines fibres de la matière blanche appelés "uncinate fasciculus". A l’inverse, les nouveau-nés présentant des connexions cérébrales plus faibles avaient plus de risque d’interpréter les situations de manière négatives durant la petite enfance.

Cette découverte pourrait permettre de prédire quels enfants sont plus à risque et de mieux les accompagner.

Destination Santé
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