Millau. Jeux paralympiques : le Millavois Valérian Sauveplane, l’atout technique

  • Valérian Sauveplane a fait un gros travail sur les fauteuils de ses athlètes pour Tokyo.
    Valérian Sauveplane a fait un gros travail sur les fauteuils de ses athlètes pour Tokyo. DR
Publié le , mis à jour
Maxime Cohen

Le Millavois installé à Paris espère une belle moisson de médailles pour ses athlètes au tir à Tokyo.

Les Jeux paralympiques débutent mardi 24 août et le Millavois Valérian Sauveplane est du voyage au Japon avec les Bleus. Depuis 2018, il travaille sur le développement de nouveaux fauteuils pour les athlètes qu’il entraîne. Ils sont équipés de tablettes pour que les tireurs soient stabilisés au moment de toucher la cible. "Nous étions vachement en retard par rapport à ce qu’on pouvait voir à l’étranger, détaille-t-il. Nous avions des tablettes faites de bric et de broc."

Rencontre avec un champion olympique

En regardant par-dessus l’épaule des voisins et avec quelques tests, il a réussi à standardiser des modèles. Toujours en bricolant, " avec des potences de vélo pour les rigidifier, je me suis inspiré des réglages faits par les Coréens ". Tout cela avec la contrainte du démontage pour le voyage en avion. En plus des fauteuils considérablement améliorés, il a aussi effectué un gros travail auprès des athlètes, qu’il a pris en main après les Jeux de Rio en 2016. " On se disait qu’il nous manquait un an de travail et on a su profiter de cette année supplémentaire pour travailler, reconnaît le coach. Il n’y a pas photo avec la manière dont les athlètes tiraient en 2020. "

Cinq médailles espérées

Leur dernière compétition remonte au mois de septembre 2019 mais on a quand même conservé un rythme régulier avec des rencontres internes " et cela a augmenté leurs performances de manière significative ". Avec des conditions proches du réel : " Au début, cela n’a pas été bien vu parce qu’au premier stage on leur est rentré dedans. Puis, on a vu un vrai changement d’attitude. " Pour renforcer le travail, les Français ont rencontré Jean Quiquampoix, sacré champion olympique de tir rapide à Tokyo fin juillet. Il s’est rendu à Toulon, où ils étaient en stage pour distiller quelques conseils.

De quoi attendre de belles médailles de la part des sept tireurs qualifiés. "Si on ne ramène pas une médaille, je serai déçu, avoue-t-il. Si ça sourit, on pourrait aller jusqu’à cinq. Il suffit d’une au début pour que tout le monde surfe sur la dynamique."

Pour les Jeux de Paris, le Millavois qui, rappelons-le, a participé à trois Olympiades en tant que tireur à la carabine (2008, 2012 et 2016) passera dans le staff des valides, et débutera son travail dès la fin de l’olympiade en cours.

Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?