Ouest-Aveyron : l’agriculteur victime des faucheurs volontaires dénonce un « saccage »

  • Environ 50% de la parcelle a été détruite.
    Environ 50% de la parcelle a été détruite. Centre presse
Publié le , mis à jour

La semaine dernière, un collectif a fauché un champ de tournesols qu'ils accusaient d'être des OGM. Ce n'en était pas.

La colère est toujours présente. Une semaine après les faits, Christian Roques, agriculteur à Ambeyrac reste très remonté contre les faucheurs volontaires qui ont attaqué son exploitation dans la nuit du 18 au 19 août. En effet, les faucheurs, se sont introduits sur une parcelle d’un hectare environ, pour y détruire une partie des cultures.

Il s’agissait d’une variété de tournesols oléiques, appelée RGT Vollcano CLP, une semence de RAGT, inscrite auprès des autorités depuis deux ans et donc commercialisée depuis cette date. Les faucheurs pensaient s’en prendre à des OGM, mais il s’avère que ce n’était pas le cas. L’agriculteur, ne cache pas son exaspération. "Ils ont saccagé mon travail, s’agace-t-il. Ils parlent d’action non violente, mais c’est violent de découvrir qu’on s’est introduit chez vous pour saccager votre travail."

"En faisant ce genre d’action, ils viennent foutre la merde dans la recherche alors que l’objectif de ces semences est de diminuer l’utilisation de produits phytosanitaires"

Surtout, il ne comprend pas le discours tenu par les responsables du fauchage, qui ont revendiqué leur acte lundi. "On n’est pas du tout dans de l’agriculture intensive. On nous accuse d’utiliser plus de produits et d’herbicides. Mais au contraire, en faisant ce genre d’action, ils viennent foutre la merde dans la recherche alors que l’objectif de ces semences est de diminuer l’utilisation de produits phytosanitaires. »

Environ 50 % de la parcelle a été détruite. Pour Christian Roques, qui a aussi des vaches, et des semences de maïs, le saccage de la parcelle représente une perte d’environ 2 000 €. Il a déposé plainte auprès de la gendarmerie. "Ils sont rentrés chez moi, ils s’en sont pris à mon travail et à mes revenus, détaille-t-il. Ça arrive juste avant la récolte, ce n’est plus récupérable. Et j’ai encore dû passer plusieurs heures pour remettre tout en état."

Maintenant, il attend de voir si les faucheurs, qui se sont dit "à la disposition de la justice" dans un communiqué en début de semaine se signalent auprès des autorités. En attendant, il a reçu le soutien d’un collectif national qui s’est monté pour défendre les agriculteurs victimes de fauchages.

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