France : embouteillage à droite pour la présidentielle

  • Comme Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez a préféré renoncer. Comme Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez a préféré renoncer.
    Comme Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez a préféré renoncer. maxppp
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Wauquiez et Retailleau ont renoncé mais Ciotti et Barnier se joignent à Pécresse et Juvin. Déjà quatre candidats pour une primaire des Républicains dont Xavier Bertrand s’exonère.

À moins de huit mois de l’élection présidentielle, dans le camp des Républicains, il y a ceux qui s’avancent à visage découvert et ceux qui reculent. Après Laurent Wauquiez jeudi soir, le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau a à son tour annoncé vendredi qu’il renonçait à se présenter, estimant ne pas être "le mieux placé pour battre Emmanuel Macron".

"Aujourd’hui, les candidatures se multiplient. Je n’ajouterai pas à cette dispersion", a déclaré au Figaro l’élu de Vendée alors que quatre élus se sont mis sur les rangs d’une éventuelle primaire de la droite : Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti et Philippe Juvin.

Wauquiez : " Le moment n’est pas venu "

Jeudi, Laurent Wauquiez avait dressé le même constat, plus surprenant car le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes venait d’être réélu à ce poste avec un score lui autorisant certaines ambitions. "Ce choix, je le fais aussi parce que je ne veux pas ajouter de la division à la division", a déclaré Laurent Wauquiez, qui ne se sent pas encore "en situation de rassembler son camp et de réunir les Français". "Le moment n’est pas venu", a-t-il ajouté.

D’autres se sont au contraire avancés à l’image d’Éric Ciotti. Le député LR des Alpes-Maritimes s’est déclaré jeudi "pour porter des idées de droite, un projet pour plus d’autorité, plus de liberté, plus d’identité".

Il avait été rejoint dans la soirée par Michel Barnier. L’ex-négociateur européen pour le Brexit a déclaré sur TF1 vouloir être candidat pour porter le projet à droite d’une "France réconciliée". Parmi les axes de son projet, Michel Barnier a évoqué sur TF1 l’idée de "limiter l’immigration et la maîtriser" et de "remettre le travail, le mérite au centre de notre société" ainsi que la lutte contre "le changement climatique qui va tout bouleverser".

Soumis à une étude qualitative de l’Ifop

Ces deux candidatures officielles s’ajoutent à celles de la présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et du médecin urgentiste Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes.

Déjà un embouteillage sur la ligne de départ alors que d’autres candidats potentiels ne se sont pas encore déterminés. On pense à au président du Sénat, Gérard Larcher, pressé à coups de tribunes, et de David Lisnard, le maire de Cannes, qui a glissé à L’Opinion le 15 août qu’il pourrait bien concourir "comme d’autres".

Le problème, pour ces républicains, c’est qu’ils ont tous été pris de vitesse par un ancien du parti, Xavier Bertrand, qui a d’ores et déjà assuré qu’il serait candidat en marge de la primaire. Dans le sondage Harris Interactive paru mercredi dans Challenges, le Nordiste continue d’ailleurs de faire la course en tête à droite et est crédité de 16 % des intentions de vote, perdant un point par rapport à la mesure précédente réalisée en juillet, pourcentage récupéré par Valérie Pécresse qui plafonne pourtant à 13 %.

Reste que le processus de cette primaire n’est pas totalement arrêté. À partir du 30 août, les candidats seront certes soumis à une étude qualitative de l’Ifop censée évaluer leur image, leur capacité à incarner les valeurs de droite, et pour observer si un "candidat naturel" se dégage dans l’électorat de droite. Le 25 septembre, lors d’un congrès de LR, il reviendra alors aux militants de décider d’organiser, ou non, une primaire… sans Xavier Bertrand.

Rapprochement Piolle-Mélenchon

Le candidat LFI à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et le candidat à la primaire écologiste Éric Piolle sont apparus côte à côte ce vendredi matin lors des Amphis d’été de La France Insoumise, en Isère, affirmant être "concurrents mais pas adversaires". "Nous avons des divergences, on ne les fuit pas, a reconnu Jean-Luc Mélenchon. On demande aux citoyens de la trancher mais en même temps on n’en fait pas un mur infranchissable à un accord. Si l’un d’entre nous devait être au deuxième tour, je suis certain que l’un appellerait à voter pour l’autre."
Centre Presse
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Les commentaires (1)
Altair12 Il y a 1 mois Le 29/08/2021 à 11:31

Tous n'ont pas les scrupules de Laurent WAUQUIEZ ; loin de là ! ! !