L'Aveyron se donne les moyens de sa politique éducative

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  • Arnaud Viala assistant à la rentrée des sixièmes du collège Jean-Amans de Pont-de-Salars, jeudi matin.  Il sera ce vendredi au collège Jean-Moulin de Rodez et à celui de Cassagnes-Bégonhès.
    Arnaud Viala assistant à la rentrée des sixièmes du collège Jean-Amans de Pont-de-Salars, jeudi matin. Il sera ce vendredi au collège Jean-Moulin de Rodez et à celui de Cassagnes-Bégonhès. C.C.
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La collectivité en charge des collèges maintient un niveau d’intervention élevé qui témoigne de sa volonté d’accompagner élèves, parents, équipes éducatives et agents au plus près de leurs attentes.

Que le budget consacré aux collèges ait été, pour l’essentiel, établi par la précédente mandature sous la présidence de Jean-François Galliard ne trouble en rien la volonté forte, pour l’équipe menée par Arnaud Viala, de maintenir un haut niveau d’intervention au bénéfice des collégiens. Une volonté "de construire une politique départementale autour de l’éducation qui soit plus panoramique en étant aux côtés des équipes impliquées, et pas seulement bâtimentaire", a confié le président du Département ce jeudi matin à l’heure de la rentrée.

Taille humaine

Arnaud Viala était sur ses terres à Pont-de-Salars pour accueillir les 86 élèves de sixième qui rejoignent cette année le collège Jean-Amans. Un établissement de 350 élèves qui a fait l’objet de travaux d’aménagement des huisseries et d’une vaste salle d’études dont l’acoustique a été entièrement revue. Elle a été inscrite dans la longue liste des travaux entrepris chaque année par la collectivité.

Aux côtés de la vice-présidente Magali Bessaou, en charge des collèges, du maire de Pont-de-Salars Daniel Julien, de la conseillère principale d’éducation Patricia Gondres et de l’équipe éducative, Arnaud Viala a salué l’arrivée de Jean-Philippe Terracol, nouveau principal, qui occupait ces fonctions à Naucelle après avoir été proviseur du lycée Jean-Vigo de Millau. Le chef d’établissement ne cache pas son "amour des projets dans la bonne humeur".

Une convivialité qui anime ces "collèges à taille humaine qui demeurent la priorité du conseil départemental, avec un maillage territorial qui limite le déplacement des élèves", a insisté le président du Département.

Plus de 6 M€ de fonctionnement

21 collèges publics sont ainsi directement placés sous la tutelle matérielle du conseil départemental, qui aide également, en vertu de la loi Falloux, les 20 collèges privés à assumer leur fonctionnement et leurs investissements. Et en matière de fonctionnement, le privé reçoit 2,44 M€ (au prorata de son nombre d’élèves) contre 2,25 M€ pour le public : mais attention ces chiffres ne sont pas comparables, le budget de fonctionnement des collèges publics n’intègre pas le salaire des agents. Il faut de plus lui rajouter un peu plus d’1,5 M€ pour l’achat de divers équipements et la réalisation de petits travaux…

11,32 M€ d’investissement

Et les travaux, justement, ceux de grande envergure, donnent au budget d’investissement une dimension plus spectaculaire : 11,32 M€ pour les collèges publics (et 230 000 € sous forme de subvention au privé). Sur une année "normale" ce budget avoisine les 6 M€…

Au cœur de ces investissements, le futur collège du Larzac qui devrait être prêt pour la rentrée de septembre 2023, et qui absorbe une bonne partie de ce budget, soutenu par ailleurs par le plan de relance accordé par le gouvernement. Pour le reste, les travaux engagés sur deux ou trois ans au collège Jean-Moulin (Rodez), se déroulent par tranches successives pour lesquelles le conseil départemental devra se prononcer lors du budget 2022. Il en sera de même pour la mise en accessibilité du collège de Rieupeyroux, le projet d’extension de celui de Rignac, les sanitaires pour celui de St-Affrique, la toiture de celui de Naucelle, les chaufferies de Marcel-Aymard (Millau) et d’Albert Camus (Baraqueville) pour ne citer que ces chantiers.

On retiendra également que les équipements numériques font l’objet d’un crédit spécifique qui témoigne lui aussi de l’effort du Département qui y consacre cette année 450 000 € au titre du remplacement du matériel et de la maintenance du réseau.

Réflexions d’avenir

"Comment se manifeste l’accompagnement de la collectivité au profit de la modernité ?", note à ce sujet Arnaud Viala qui s’interroge sur la pertinence des tablettes numériques individuelles pour les élèves : "Est-ce vraiment le bon outil ? Il faut y réfléchir…" Et la réflexion, précisément, a guidé les élus départementaux réunis en séminaire de travail hier après-midi. Les collèges étaient à l’ordre du jour. La politique volontariste clairement affichée dans ce domaine devrait concrétiser la mise en œuvre de nouveaux projets et de nouvelles ambitions.

 

Cantines : un budget salé

Déjeuner à la cantine coûte aux familles des élèves 2,80 € par repas. Le Département a fait le choix de maintenir "ce tarif à un niveau particulièrement attractif pour permettre au plus grand nombre de familles de profiter des services de restauration des collèges". Mais ce tarif est très éloigné du prix de revient global d’un repas si l’on inclut les charges de personnels, les coûts de fabrication, l’achat des denrées, etc. Au final, le repas revient ainsi au Département à 6,50 €, une fois déduit le reversement du Fonds académique de rémunération des personnels d’internat (Farpi) par les collèges pour les dépenses de personnels. Avec près de 1,2 million de repas servis chaque année dans les 21 collèges publics, la charge financière du Département se monte à 3,6 M€.

 

  • En chiffres

  • 7 620 collégiens dans les 21 établissements publics, soit 151 de moins qu’à la rentrée 2020. Ils sont 4 326 dans les 20 collèges privés (-35).
  • 192 agents sont mis par le Département à disposition des collèges publics, pour leur fonctionnement.
  • 12 000 masques sont distribués chaque mois par le conseil départemental aux 192 agents des collèges.
  • 6,50 €, c’est le prix de revient d’un repas servi au collège. Il est facturé 2,80 € aux familles.

 

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Christophe Cathala
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