Trafic au départ de l'aéroport Rodez-Aveyron : "Tout pourrait se réveiller en octobre"

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  • Vincent Meneghetti, directeur de l’aéroport Rodez-Aveyron.
    Vincent Meneghetti, directeur de l’aéroport Rodez-Aveyron. CP -
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Sorti de son régime contraint de "service minimum" imposé par le Covid, l’aéroport Rodez-Aveyron remonte en régime depuis le début de l’été et espère bien, comme l’affirme son directeur Vincent Meneghetti, "revenir à trois rotations par jour vers Paris". Les juges de paix seront les conditions sanitaires ainsi que le comportement des très attendus "affairistes", qui constituent près de 70 % des passagers.

Plusieurs mois de mise à l’arrêt totale, un confinement mondial puis une reprise en dent de scie des rotations… quelles sont aujourd’hui les perspectives pour l’aéroport Rodez-Aveyron ?

Vincent Meneghetti : On suit la reprise de l’activité économique… Il y a eu une remontée en puissance en juin, mais en 2020, sans que ça ne soit une catastrophe, le trafic a été très réduit, de la mi-mars jusqu’à fin juin. La liaison avec Paris a été fermée durant trois mois. En décembre, il y a eu une petite reprise et la situation est restée identique durant les premiers mois de 2021. En avril, la vaccination de masse a permis un retour des affairistes (hommes et femmes en voyage d’affaires, NDLR) qui ont poussé à la reprise ! Nous avons clairement senti une demande pour avril et mai et, avec Amelia, nous avons grandement renforcé les rotations pour être aujourd’hui à onze allers-retours par semaine vers Paris.

Qu’en est-il actuellement de l’affluence ?

Les résultats sont très bons. Mettre des vols supplémentaires a suscité de la demande. Nous sommes au-delà de 50 % de remplissage sur tous les vols, avec approximativement 2 500 passagers par mois. Par ailleurs nous sommes partenaire du Rodez Aveyron football et à ce titre nous déplaçons des équipes de Ligue 2 toute l’année.

Manchester, Londres, Dublin, Charleroi… quel bilan du côté des lignes estivales 

La Belgique a très bien fonctionné avec près de 2 000 passagers par mois sur nos deux rotations hebdomadaires. Les destinations Manchester et Dublin ont été annulées à cause du Covid mais pour autant Londres a été maintenue. Nous avons sur cette ligne une clientèle très fidèle, depuis des années. Près de 1 500 passagers par mois ont été enregistrés, avec là aussi deux rotations par semaine. Pour l’avenir, nous aimerions renouveler ce que l’on fait avec RyanAir. Pérenniser Londres et Charleroi et redynamiser Dublin et Manchester

Quelles sont les perspectives à court et moyen termes ?

Nous cherchons toute opportunité de pouvoir nous développer. Il y a une recrudescence de l’aviation d’affaire de 25 %, les nouvelles sont rassurantes du côté du Covid, il y a une réouverture des frontières européennes… Tout le monde à intérêt à se déplacer, parce qu’on ne conclut pas des affaires en visioconférence. C’est pour cela que nous aimerions ouvrir une nouvelle navette, revenir à trois rotations par jours vers Paris. Mais il faut attendre de voir comment se comportent les "affairistes", qui représentent en général 70 % des usagers de cette ligne. Mi-septembre, on commencera à y voir plus clair. Nous avons des perspectives de reprise, tout pourrait se réveiller en octobre.

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Propos recueillis par Xavier Buisson
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