Un Ruthénois pour éclairer la question des langues régionales

  • Maxime Boul, maître de conférences en droit public à l’université Toulouse 1 Capitole et à l’IUT de Rodez
    Maxime Boul, maître de conférences en droit public à l’université Toulouse 1 Capitole et à l’IUT de Rodez CP - Philippe Henry
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Maxime Boul a, cette fois-ci, livré un avis juridique sur l’enseignement des langues régionales, qui n’est pas sans poser un problème constitutionnel.

Après avoir été auditionné à l’Assemblée nationale autour de la question des accents régionaux, Maxime Boul, maître de conférences en droit public à l’université Toulouse 1 Capitole et à l’IUT de Rodez, a été entendu par le député de l’Hérault, Christophe Euzet, chargé par le Premier ministre de mener une mission sur l’enseignement des langues régionales.

Les deux députés, Yannick Kerlogot (Côtes-d’Armor) et Christophe Euzet, ont mené une soixantaine d’auditions, pour un rapport de 77 pages au total, dans lesquels ils dressent d’abord un état des lieux. En France, 120 000 enfants apprennent les langues régionales à l’école, dont 15 000 en immersion dans des écoles associatives.

Ce rapport fait également état des préoccupations des acteurs concernés par la décision du Conseil constitutionnel, et propose des pistes pour "sécuriser les pratiques existantes" et "autoriser un développement mieux défini de l’enseignement des langues régionales". Les écoles qui proposent un enseignement immersif en langues régionales, sont dans l’incertitude après que le Conseil constitutionnel a censuré une partie de la loi sur les langues régionales. L’enseignement immersif étant considéré comme contraire à la Constitution.

Les auditions ont notamment eu pour but de trouver un moyen de "contourner" la censure du Conseil constitutionnel sur l’enseignement immersif et les signes diacritiques. "J’ai apporté mon éclairage juridique sur cette question, explique Maxime Boul. Mais la marge de manœuvre est faible, nous sommes sur une ligne de crête. Cette question est finalement très politique."

Pour le maître de conférences, il s’agissait "de naviguer dans une zone grise du droit. Durant des décennies, la France a refoulé la question des langues régionales. Aujourd’hui, elles refont surface et le sujet devient sensible".
Mais les menaces autour de cet enseignement immersif ne sont toujours pas levées.

Philippe Henry
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