Handball : Raphaël Geslan (Onet-Rodez) assure que l'équipe fanion "a tout ce qu’il faut pour monter"

  • "Ça va être sympa d’affronter Aurillac et L’Union, deux de mes anciens clubs", sourit Raphaël Geslan.
    "Ça va être sympa d’affronter Aurillac et L’Union, deux de mes anciens clubs", sourit Raphaël Geslan. José Antonio Torres
Publié le , mis à jour

Après une dernière année compliquée à Chartres (D1), le nouveau directeur général et entraîneur du Roc, Raphaël Geslan, est ambitieux pour cette saison, qui commence samedi (20 heures), à Bègles.

Il y a sept ans, vous preniez vos distances avec le handball pour vous concentrer sur votre projet de parc médiéval. En janvier 2019, pourquoi avez-vous décidé de renouer avec votre sport en devenant directeur général de Chartres (D1) ?

J’ai créé la société Graals en 2012 après la fin de mon aventure à Toulouse (D1), où j’ai été entraîneur de 2009 à février 2011, parce que je voulais reprendre le projet de création d’un parc médiéval abandonné par mon père. Au bout de quatre ans de travaux, pendant lesquels j’ai aussi entraîné L’Union (2011-2014, avec une montée en N2), on a découvert des zones humides sur le site de Cherré-Au (Sarthe).

Le projet a été stoppé, mais un investisseur était intéressé pour le délocaliser à Chartres (Eure-et-Loir). Là-bas, comme le maire connaissait mon passé dans le handball et voulait faire monter le club local (alors en D2) en première division, j’ai été recruté.

Et le club a accédé à l’élite quelques mois après votre arrivée.

Je n’y suis pour rien. J’avais commencé à restructurer le C’Chartres en recrutant du personnel, des joueurs... mais c’était pour la saison suivante (2019-20), à l’issue de laquelle on a rempli notre objectif en parvenant à se maintenir en D1. Mais avec la pandémie, le projet de parc médiéval avait été mis sur pause en mars 2020. Quelques mois avant, à cause des dettes accumulées dans la Sarthe, ma société avait été placée en liquidation judiciaire.

Puis quand on a repris la saison en septembre 2020, j’ai appris que l’Agglomération ne voulait plus que je travaille au club. Pour ne pas mettre mon président en difficulté, je me suis mis en arrêt maladie (jusqu’à cet été). J’ai essayé de rencontrer le maire pour avoir des explications, mais il a refusé. Derrière, ma vie a basculé : j’ai divorcé alors que j’ai trois enfants à Chartres, je suis tombé en dépression...

Et vous avez rebondi au Roc. Comment cette opportunité s’est présentée ?

J’ai eu quelques sollicitations, dont celle de Benoît (Courtin, le président du club ruthéno-castonétois), connu grâce à un ami commun faisant partie du comité directeur du Fenix Toulouse. On s’est rencontré en juin et ça a matché. Puis je ne me revoyais pas retourner directement dans le monde professionnel après ce qui s’est passé. Le Roc est un club de terroir, avec des valeurs humaines... alors ça me fait bien plaisir de revenir dans ce genre de projet.

Quasiment le même que celui d’Aurillac lorsque vous en étiez l’entraîneur (2005-2009, passé de la N1 à la D1). Mais cette fois, dans l’Aveyron, vous occupez en même temps le poste de directeur général.

Jusqu’en N1, si on monte, ça ne posera pas de problème en match, je serai toujours sur le banc. Mais pour les entraînements, je les laisserai parfois au nouveau coach adjoint David Mazars, au club depuis qu’il a quinze ans, et à Joël Chassagne, le préparateur physique. Parce que je pourrai être occupé ailleurs, avec le personnel, les équipes de jeunes...

Avant de prendre vos fonctions, avez-vous eu une discussion avec l’ancien entraîneur Julien Demetz pour faciliter la transition ?

Je n’ai pas eu l’occasion de lui parler. J’avais proposé qu’il reste dans le staff pour m’épauler, mais il ne le souhaitait pas selon ce que m’a dit Benoît. Une fois que l’épisode orageux sera passé, s’il veut revenir, j’en serai enchanté.

Vous avez confié vos regrets de ne pas pouvoir mener la préparation du groupe (entamée le 16 août), ni de l’avancer de quinze jours. Vos joueurs sont-ils prêts physiquement ?

Je les trouve très bien. Je suis arrivé le 28 août pour faire connaissance avec eux et mes débuts sur le banc lors de notre premier match amical, contre Saint-Flour (N1, victoire 34-19). Ils ont été bons. Ensuite, j’ai pu les entraîner pour la première fois le 2 septembre. Lors du tournoi de préparation à Saint-Flour ce week-end, on a gagné nos deux rencontres. J’ai aimé leur état d’esprit, leur engagement. On a un jeu rapide qui éreinte l’adversaire, avec de l’impact... C’est agréable à regarder, mais le plus dur, ça va être de maintenir ce niveau.

Le groupe a-t-il la qualité pour y parvenir ?

Je n’ai pas fait le recrutement, mais il semble qualitatif. Je suis assez content de la paire de gardiens, qui est prometteuse. Globalement, c’est un groupe super sympa et agréable à entraîner avec des mecs expérimentés et des jeunes qui ont du potentiel. Il y a un noyau qui joue ensemble depuis un moment.

Le boulot a été bien fait et au vu des amicaux, ça sent le haut de tableau. Dans le top 4, je ne sais pas où on finira parce qu’il y a quand même l’Etec (Entente territoire Charente handball), Saint-Nazaire et la réserve de Libourne. On a tout ce qu’il faut dans notre effectif pour monter en Nationale 1, mais une seule équipe pourra y aller.

Vincent Naël
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