Aveyron : actualité sociale chargée pour la rentrée de la CGT

  • David Gistau et Marie Monteillet, respectivement secrétaire de l'union départementale CGT et membre du bureau.
    David Gistau et Marie Monteillet, respectivement secrétaire de l'union départementale CGT et membre du bureau. CP
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À l'occasion de la rentrée du syndicat CGT, son secrétaire départemental David Gistau a procédé à un tour d'horizon de l'actualité sociale. Entre l'avancement des dossiers Sam et Bosch, la situation au conseil des prud'hommes de Rodez ou le pass sanitaire, la CGT se montrera, cette année encore, "attentive".

Une nouvelle année démarre sur le front syndical. Elle sera rythmée par plusieurs sujets de préoccupation sur lesquels la CGT de l'Aveyron, forte de 3336 membres, entend rester vigilante, comme l'explique son secrétaire départemental David Gistau. 

À commencer par l'industrie. Sam est toujours à la recherche d'un potentiel repreneur, le tribunal de commerce de Toulouse rendra sa décision vendredi 17 septembre. "La CGT, seul syndicat dans l'entreprise, reste sur ses positions : nous demandons qu'au minimum 250 emplois soient repris. Il faut par ailleurs conserver le bureau d'études et le service support. Nous attendons de l'Etat et de Renault, premier client de Sam, qu'ils jouent le rôle qu'ils ont à jouer. La mobilisation est plus que jamais d'actualité", affirme le secrétaire départemental. 

Le syndicat portera, on l'imagine, la même attention à l'évolution du dossier de l'usine Bosch alors que "le patron Heiko Carrié est revenu dernièrement pour dire aux salariés que si aucun accord n'était trouvé, il fallait qu'ils s'inquiètent pour leur avenir. Ils vont avoir à prendre leurs responsabilités".

Les situations au Conseil des prud'hommes (le nombre de conseillers sera divisé par deux à Rodez) et à La Poste ("une trentaine d'emplois ont disparu en un an") seront aussi sous surveillance rapprochée.

Officiellement contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale depuis le début de l'été, la CGT est néanmoins "convaincue que la vaccination de masse est pour l'heure le meilleur levier pour lutter contre le covid", explique David Gistau, qui poursuit : "Le choix opéré par le gouvernement est de fracturer la société. Les soignants qui refuseront de se faire vacciner seront suspendus, avec pour conséquence du personnel en moins dans un secteur déjà sous tension"

Plusieurs mobilisations sont programmées. Vendredi 1er octobre, les retraités feront entendre leurs revendications devant la préfecture à 10h30 et, mardi 5 octobre, appel à la grève et rassemblement sur des enjeux sanitaires et sociaux aux côtés de FO, FSU et Solidaires.

En cette rentrée, comme l'a annoncé Marie Monteillet (membre du bureau), le syndicat enregistre un nombre record d'adhésions, inégalé depuis 1990, avec 3336 adhérents dont 42% de femmes.

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Les commentaires (1)
Anonyme13114 Il y a 13 jours Le 14/09/2021 à 09:31

Il faut savoir que la CGT commr les autres syndicats est financée pour partie par nos impôts .De plus les délégués syndicaux bénéficient d'heures de décharge payées par les clients. Tout ceci doit cesser. J'attends de certains candidats à l'élection présidentielle qu'ils aillent dans cette direction .