Football - Média : Hervé Bessière, l’onde verte

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  • À 40 ans, Hervé Bessière  mêle avec délice Verts et radio.
    À 40 ans, Hervé Bessière mêle avec délice Verts et radio. Centre Presse Aveyron - M.N.
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Intervenant régulier à la radio RMC, le Laguiolais, ancien gérant de l’auberge du Taureau (2008 à 2017), est abonné à Geoffroy-Guichard depuis 2003, piqué par le virus vert dès l’enfance. Il s'est notamment distingué en cuisinant un ragondin (!) pour l'ancien international et Marseillais, Eric Di Meco (en vidéo).

Un copain à mon père était un fondu des Verts, j’ai commencé à les supporter de cette manière. Ensuite, je suis parti à Clermont pour le travail et là, mon voisin de palier avec qui j’ai accroché directement était un fana absolu ", se remémore Hervé Bessière, parcourant le passé presque vingt ans plus tard. Un premier abonnement en 2003 dans le kop Nord et la ferveur stéphanoise s’était emparée du nord Aveyronnais. "Je n’ai pas raté un match de 2003 à 2007, nous partions en bus de Clermont avec la section. 2003, c’est la dernière saison en D2 et Antonetti nous a fait remonter en D1. "

Travaillant dans la restauration, fin 2007, il profite de la radio du cuisinier pour découvrir et écouter de loin la célèbre émission qui refait le match, l’After Foot, sur RMC. "Quand il partait, il éteignait. J’allais rallumer et c’est parti de là. Ce sont les débuts de l’After avec Alexandre Delpérié aux manettes ", rigole-t-il. Après quatre années passées en Auvergne, l’heure du retour sonne. Le moment de concrétiser des années de travail dans la restauration est arrivé en reprenant l’Auberge du Taureau en gérance sur la place du village laguiolais.

La passion reste intacte, les déplacements à Geoffroy-Guichard sont moins nombreux, raisons professionnelles obligent. Le passionné ne se laisse pas abattre pour autant et profite des campagnes européennes le jeudi, à défaut de championnat.

Un ragondin servi à Di Meco

Vient alors la première intervention radiophonique, pionnière d’une longue série. "Cela se passe en 2008, j’étais dans mon restaurant à Laguiole, j’écoutais et le sujet était sur Santos (un ultra marseillais incarcéré lors d’une rencontre de Ligue des Champions entre l’Atletico Madrid et l’OM, NDLR). Je me suis dit : "J’essaye". Et j’ai été sélectionné pour passer à l’antenne. J’ai dû être pertinent." À tel point d’ailleurs que les standardistes gardent son numéro et l’enregistrent dans leurs fichiers. Quelques semaines plus tard à la sortie d’un match à Saint-Etienne, le téléphone sonne. Cette fois, la radio contacte directement Hervé Bessière pour le faire participer au débriefing. L’histoire est lancée.

"Depuis, j’interviens a minima une fois par mois sur l’antenne. Je me régale", raconte celui qui avait d’ailleurs cuisiné un ragondin flambé au Calvados pour le Marseillais et consultant Éric Di Meco après que celui-ci eut annoncé : "Si Azpilicueta devient International, je mange un rat." Une phrase devenue culte sur RMC. " Au début, c’était une boutade des autres consultants pour faire peur à Di Meco. Comme je montais à Paris pour la finale de la coupe de la Ligue (2013), je leur ai dit : "Je viens avec ce qu’il faut". Ils m’ont dit ; "Ok, on tient le pari". Ce fut un grand moment. "

 

 

"J’étais un peu l’indic de Cazarre à l’époque de J + 1"

Désormais employé au lycée hôtelier de Saint-Chely-d’Apcher, Bessière avoue de l’admiration et des relations privilégiées avec le trublion du foot, Julien Cazarre. " Nous nous étions rencontrés lors des 10 ans de l’émission où j’avais été invité. Et comme j’étais Aveyronnais, il était venu à ma rencontre (sa compagne d’alors étant Ruthénoise, NDLR). C’était un lundi, et le samedi, je le voyais débarquer dans mon restaurant, à Laguiole ! Par la suite, il s’arrêtait boire l’apéritif avant d’aller manger chez Bras avec sa famille. "

Et de livrer encore, souriant : "A son époque J + 1 (ancienne émission de Canal + le dimanche soir, NDLR), je lui envoyais des textos quand je remarquais une séquence marrante. J’étais un peu son indic. Nous restons encore régulièrement en contact. "

Le Lozérien d’origine avoue humblement une certaine fierté, de quoi même lui laisser quelques regrets. "Oui, je suis fier de pouvoir contribuer à des débats footballistiques à la radio, j’aime tellement ça. La télé, je m’en passe aisément. La radio, je ne peux pas. Si je pouvais claquer des doigts, je reviendrais à l’école pour bosser plus et devenir journaliste sportif", termine le passionné de l’ASSE.

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Mickaël Nicolas
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