Usine Bosch d'Onet : la donne vient de changer, les syndicats consultent

  • Après avoir été informés mardi dans le cadre d'assemblées générales, les employés se prononcent sur la suite à donner.
    Après avoir été informés mardi dans le cadre d'assemblées générales, les employés se prononcent sur la suite à donner. Archives CP
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Après plusieurs assemblées générales mardi, à la rencontre des différentes équipes du site, ce mercredi 15 septembre est consacré au vote des salariés concernant la demande de la direction, qui souhaite qu'un "fonds de réserve" soit créé pour éviter tout départ contraint jusqu'en 2027.

L'engagement, au mois de mai, avait été formulé aussi bien par oral que par écrit à l'ensemble des salariés. Aucun départ contraint ne devait avoir lieu avant 2027 au sein de l'usine, affirmait alors la direction nationale. Avec l'apparition d'un nouveau paragraphe dans les documents destinés à encadrer ces négociations, les cartes ont été quelque peu rebattues et, désormais, la préservation de l'effectif semble conditionnée à un effort des salariés.

Cet engagement était pourtant, pour l'ensemble des syndicats, la condition sine qua non à l'entrée en négociations. "L'Allemagne serait revenue sur la décision de la direction nationale", regrette Cédric Belledent, de Sud métallurgie. "La direction est venue dernièrement présenter des mesures qui sont totalement inacceptables pour les salariés de l'usine", poursuit-il.

Concrètement, plusieurs mesures sont demandées aux salariés dans le but d'alimenter ce fonds de réserve. "L'intéressement pourrait être gelé, le budget de fonctionnement du CE divisé par deux ou trois. Les augmentations salariales pourraient être impactées", détaille Stéphane Puech pour la CGT.

Un "coût" global estimé, par le syndicat Sud, à près de 1500 € par an et par salarié. Après avoir été informés mardi dans le cadre d'assemblées générales, les employés vont se prononcer au long de la journée de mercredi sur deux questions posées par les syndicats : "Etes-vous pour la création d'un fonds de réserve proposée par la direction pour éviter les licenciements contraints" et, pour les salariés opposés, "Etes-vous prêts à suivre des actions qui vous seront proposées par les organisations syndicales ?".

La réponse sera connue ce jeudi 16 septembre en début de matinée. 

X.B.
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Les commentaires (1)
Anonyme13114 Il y a 2 jours Le 15/09/2021 à 13:18

Bizarre je pensais que les syndicats de gauche étaient favorables à la solidarité. Ah oui c'est vrai uniquement avec l'argent du contribuable ou celui des actionnaires.