Aveyron : peu d'absents chez les soignants à cause de la vaccination obligatoire

  • Pas de situation critique recensée en ce 16 septembre.
    Pas de situation critique recensée en ce 16 septembre. Archives Centre Presse - Jean-Louis Bories
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L'Agence régionale de santé souligne qu'il n'y a pas, en Aveyron, de situation critique liée à l'absence de soignants contraints à rester chez eux faute d'être vaccinés. Et ce, aussi bien dans les établissements de santé que chez les libéraux. L'ARS travaille néanmoins avec ses partenaires à trouver des solutions en cas de points de blocage.

"On avait craint une vraie situation de crise, un cataclysme. Mais ce n'est pas le cas, la continuité des soins n'est pas remise en cause" : Benjamin Arnal, délégué départemental de l'ARS assure ce jeudi 16 septembre qu'il "n'y a pas de risque majeur"  concernant l'éventuelle absence de soignants liée aux nouvelles règles en vigueur depuis le 15 septembre, à savoir la vaccination obligatoire de ces derniers, et leur obligation de rester chez eux s'ils n'y satisfont pas. 

Du côté de la médecine libérale, l'ARS relève que la proportion de médecins et infirmiers non vaccinés "est faible, proche de 5%". "Quelques médecins réfractaires à cette vaccination sont partis en préretraite, quand ils le pouvaient, mais il n'y a pas d'inquiétude forte", analyse Benjamin Arnal. Pour les établissements de santé et médico-sociaux (Ehpad), la situation semble aussi sous contrôle. "Il y a eu des suspensions dans la continuité des soins mais pas en grand nombre, ajoute-t-il. Des réorganisations internes sont nécessaires dans les Ehpad, des fermetures temporaires de lits sont recensées dans des établissements, mais rien de comparable avec la situation estivale et celle qui dominait au plus fort de la crise Covid. Par ailleurs, il n'y a pas de services hospitaliers en rupture de fonctionnement et pas de patients sans solution même si quelques fonctionnements sont dégradés"

Difficultés de recrutement

Des remplaçants ont pu venir en soutien dans certains services hospitaliers. Mais les absences, aussi contenues soient-elles, mettent en lumière les problèmes de recrutement, intérim y compris. "Deux ou trois établissements aveyronnais ont fait remonter leurs difficultés à assurer l'encadrement. Des renforts temporaires restent possibles, on y travaille avec, notamment, l'ordre des infirmiers libéraux... ". L'ARS, en contact permanent avec ses partenaires (dont le conseil départemental) et les responsables d'établissements, "travaille à trouver des solutions en cas de points de blocage". Et des cellules de travail ont ainsi été mises place, dans ce contexte où l'absence de soignants, un turn-over important, et la difficulté à trouver des remplaçants se cumulent.  

Au final, difficile d'avoir des chiffres précis "car la situation n'est pas stabilisée, elle est en attente de règlement", notamment en ce qui concerne les effectifs qui, à ce jour, sont en arrêt de travail. Mais l'ARS reste confiante sur l'évolution positive de cette situation dans les jours qui viennent. 

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