#anti2010 : les élèves de 6e ciblés par une campagne de harcèlement

  • Depuis quelques mois, les élèves nés en 2010 sont victimes d'insultes et de harcèlement dans les cours de récréation et sur les réseaux sociaux avec le hashtag #anti2010.
    Depuis quelques mois, les élèves nés en 2010 sont victimes d'insultes et de harcèlement dans les cours de récréation et sur les réseaux sociaux avec le hashtag #anti2010. Repro CPA
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Une campagne de dénigrement en ligne à l'encontre des nouveaux élèves de 6e nés en 2010 a pris de l'ampleur, alimentée par les réseaux sociaux. Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a réagi pour dénoncer ce mouvement. 
 

"Anti-2010""petit 2010 de merde""brigade contre les 2010"... Depuis quelques mois, les élèves nés en 2010 sont victimes d'insultes et de harcèlement dans les cours de récréation et sur les réseaux sociaux avec le hashtag #anti2010. Un phénomène qui a pris de l'ampleur avec la rentrée, à tel point que la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a demandé au gouvernement d'agir, jeudi 16 septembre.

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a ainsi demandé aux chefs d'établissement de collèges de "renforcer la vigilance" contre ce phénomène.

Selon Le Parisien, l'origine du harcèlement des enfants nés cette année-là est à chercher dans le comportement irrespectueux de certains jeunes sur le jeu vidéo en ligne Fortnite et la chanson Pop it Mania, de la jeune chanteuse Pink Lily. Dans cette chanson, elle se vante d'être "née en 2010 et déjà sur toutes les tendances".

Ce phénomène est toutefois minimisé par le principal syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN). "Nous n'avons pas du tout constaté d'incidents de ce type dans les établissements, et aucun des 70 chefs d'établissement réunis en conférence nationale cette semaine n'avaient entendu parler de ce mouvement sur les réseaux sociaux", a affirmé à l'AFP Bruno Bobkiewicz, son secrétaire général.

Contactés par l'AFP, plusieurs pères et mères de famille d'élèves en classe de 6e nés en 2010 ont affirmé que leurs enfants "n'étaient pas du tout concernés par cette campagne harcèlement". 

 

Centre Presse Aveyron
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