Sud-Aveyron : des soignants non vaccinés en arrêt maladie

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  • "3,2 %, c’est beaucoup parce que nous étions déjà dans une situation très compliquée", dixit Sylvie Marty.
    "3,2 %, c’est beaucoup parce que nous étions déjà dans une situation très compliquée", dixit Sylvie Marty.
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Les arrêts maladie vont être contrôlés pour savoir s’ils sont ou non justifiés.

Les nombreuses manifestations de soignants vaccinés et non-vaccinés, mais opposés à l’obligation, n’auront pas eu raison de cette mesure, entrée en vigueur le 15 septembre. À l’hôpital de Millau comme à Saint-Affrique, le personnel médical a dû choisir entre accepter les doses ou voir son contrat de travail suspendu, salaire compris.

Ainsi, sur les 768 salariés que compte l’hôpital millavois, ce sont 24 soignants qui n’étaient pas vaccinés à la date limite. Sur ces 24 personnes, seules quatre ont été suspendues, explique Sylvie Marty, directrice de l’établissement de santé : "Nous avons 20 personnes ne souhaitant pas se faire vacciner qui se sont mises en arrêt maladie avant l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale et il nous est impossible de suspendre quelqu’un qui est en arrêt."

En plus d’"une situation déjà très tendue"

Mais la direction de l’hôpital ne compte pas en rester là puisqu’elle a demandé que chacun de ces arrêts maladies soit contrôlé pour savoir s’ils sont réellement justifiés. Si ce n’est pas le cas "les personnes devront revenir travailler en étant vacciné ou alors elles seront suspendues", détaille Sylvie Marty. Si ces 24 employés ne représentent "que" 3,2 % de la masse salariale de l’hôpital, ces absences s’ajoutent à "une situation déjà très tendue", selon la directrice de l’établissement. La fermeture du SSR (Soins de suite et de réadaptation) depuis juillet est prolongée au moins jusqu’à la fin de l’année et une salle de bloc opératoire a dû fermer ses portes. "3,2 %, on pourrait croire que ce n’est rien mais, en réalité, c’est beaucoup parce qu’avant nous étions déjà dans une situation très compliquée avec de très grosses difficultés à recruter", déplore Sylvie Marty.

Trouver du personnel soignant dans le Sud-Aveyron semble être une tâche ardue à en croire Sylvie Marty qui la justifie avec le numerus clausus, mais aussi avec le système parcoursup qui empêche les recruteurs des écoles de connaître l’origine géographique des candidats, notamment à l’Ifsi et à l’Ifas de Millau.

Résultat : "80 % des étudiantes infirmières proviennent d’une autre région et y retournent une fois leurs études terminées parce que notre hôpital n’a pas d’attrait pour les jeunes", développe la directrice du centre hospitalier.

"Aucun problème" dans les Ehpad

À rebours de ce qu’il se passe à l’hôpital, la situation dans les Ehpad de Millau est tout à fait normale et il n’y a "aucun problème lié à l’obligation vaccinale puisque tous les employés ont reçu au moins une première dose", explique Véronique Bretou, secrétaire CHSCT (Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail) à l’Ehpad Saint-Côme.Pour les quelques contractuels qui n’étaient pas à jour du vaccin, ils "ont pu être remplacés par des soignants vaccinés", annonce Pascale Bauquis, directrice des Ehpad. "Donc, vraiment, cette obligation vaccinale ne nous a posé aucun problème."
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Les commentaires (1)
Anonyme13114 Il y a 2 mois Le 21/09/2021 à 06:38

Ces arrêts maladies sont bien opportuns. En cas d'abus il conviendrait de révoquer ces personnes indélicates.