Rodez : les usagers de la Pantarelle s'initient à l'art du graff et du street-art

  • Guillaume Jeanjean (à droite  sur la photo) lors de la présentation du projet à La Pantarelle.
    Guillaume Jeanjean (à droite sur la photo) lors de la présentation du projet à La Pantarelle. Centre Presse - RB
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"Rendre visible une population invisible". Cette phrase prononcée par la représentante de la Direction départementale des territoires (DDETSPP) résume à elle seule l'action culturelle qui vient d'être lancée à l'accueil de jour La Pantarelle au profit des publics qui la fréquente au quotidien. 

Espace d'accueil inconditionnel, l'accueil de jour s'adresse notamment à toutes les personnes en situation de précarité ou de grande précarité. Sa vocation est de répondre aux besoins premiers (se laver, se nourrir, etc.), de répondre à l'urgence et d'accompagner les  personnes accueillies dans différentes démarches (obtention de droits, parcours de soins, se loger, chercher un logement, tisser des relations humaines, se cultiver, apprendre, etc.). Des thèmes qui trouvent un certain écho auprès du personnel et des bénévoles. Des bénévoles - ils sont une vingtaine - qui épaulent au quotidien les six travailleurs sociaux de la structure dirigée par Julien Vie. Ensemble, ils sollicitent leurs partenaires institutionnels pour mettre en place, diverses actions. À l'image du projet culturel construit avec un artiste, en l'occurrence le graffeur Guillaume Jeanjean. Plus connu sous le nom de Iwok, ce graffeur professionnel est également patron de Guihome décoration, une boîte que l'intéressé a créé en 2017.

Une consécration

À travers ce projet prévu pour s'étaler jusqu'en mars 2022, l'objectif est de permettre aux participants de s'ouvrir à la culture par le biais du graffiti. "À raison d'un atelier de trois heures  programmé chaque vendredi après-midi, les participants vont acquérir les bases leur permettant de créer  des graffitis et des grandes fresques, explique Iwok. Ce travail va les amener à s'émanciper et à s'exprimer. Ils vont aussi apprendre à être plus assidus, mais aussi à travailler en groupe pour finaliser un projet commun".

Tous les travaux réalisés durant ce projet seront conservés en vue d'être exposés le printemps prochain sur le site de la Pantarelle. Quant à la fresque réalisée en commun, il est bien possible qu'elle termine sur l'un des murs vierges de la ville. Une surface exposée à la vue de tous.

De quoi changer, au final, le regard sur les personnes en situation difficile. Des personnes qui devraient certainement vivre ce moment comme une consécration. 

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