Économie : la Mecanic vallée mise sur le collectif pour valider sa sortie de crise

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  • Jean-François Chanut, le président de la Mécanic vallée, a fait le point sur l'activité des adhérents.
    Jean-François Chanut, le président de la Mécanic vallée, a fait le point sur l'activité des adhérents. Centre Presse - G. R.
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Les membres de la Mecanic vallée, qui se partage entre l'Aveyron, le Lot et la Corrèze étaient réunis à Brive mardi. L'occasion de se rencontrer, mais aussi d'échanger avec les donneurs d'ordre pour négocier de nouveaux marchés.

Cent soixante entreprises présentes, des dizaines de donneurs d’ordre, près de 1100 rendez-vous programmés, et un bon nombre d’occasions supplémentaires d’échanger. Les entreprises de la Mecanic vallée, qui regroupe les sociétés industrielles de l’Ouest-Aveyron (et jusqu’à Rodez) du Lot et d’une partie de la Corrèze avaient rendez-vous, toute la journée de mardi, à Brive, pour les 23es rencontres d’affaire de l’industrie mécanique.

Un rendez-vous capital pour de nombreuses entreprises, à la sortie d’une crise sanitaire et économique qui a frappé de plein fouet le secteur. "C’est l’occasion annuelle pour les industriels du territoire, mais aussi les donneurs d’ordre et les organismes professionnels ou de formation de se retrouver et trouver des options de reprise de notre activité ou de développement, détaille Jean-François Chanut, le président de la Mécanic vallée. L’enjeu, c’est de se rencontrer et de se faire connaître, de façon à concrétiser de nouveaux contrats qui amèneront du travail sur le territoire."

Sortie de crise

Et les experts économiques de mesurer que la situation est plutôt bonne pour une grande partie des adhérents. "Les entreprises restent extrêmement dynamiques et sont désormais tournées vers le futur et la diversification, reprend le président. On a conservé un dynamisme et un optimisme inhérent à notre territoire. On observe, dans certaines branches, comme le domaine des énergies à bas carbone comme le nucléaire, l’hydrogène, l’éolien flottant ou encore l’hydroélectrique,  une forte activité, du développement et de la croissance à venir que les industriels de la mécanique vallée voient avec grand intérêt. L’idée est d’offrir nos services à ces secteurs en développement."

D’autres domaines, comme l’aéronautique et l’automobile thermique sont plus en souffrance, comme c’est le cas pour Sam où Bosch, déjà sur une ligne de crête depuis plusieurs années et qui n’ont pas été aidés par la crise. "Mais qui n’a pas souffert lors des deux dernières années ?, enchaîne Jean-François Chanut. Tout le monde a été touché. Certains secteurs moins que d’autres : les entreprises de mécanique fine, dans la biotechnologie ou la biomécanique ont, elles, mieux traversé cette crise. Le médical a continué à être en forte activité. Les industriels très engagés dans l’aéronautique civil ou l’automobile, avec le Diesel notamment, ont eu une activité en baisse, mais ce n’est pas propre à notre territoire. Nous ne sommes évidemment pas épargnés, mais on a l’avantage d’avoir un état d’esprit de rebond et de diversification pour maintenir une activité sur le territoire."

Travailler à la formation et au recrutement

Si les fleurons industriels aveyronnais d’hier sont en grande difficulté, avec des centaines de postes en danger chez Sam et chez Bosch notamment, le territoire de la Mécanic vallée présente un réel paradoxe. De nombreuses entreprises n’arrivent pas à recruter. Plus de 500 postes sont recherchés au sein des membres de ce réseau. » Le recrutement est un des enjeux majeurs d’ATS Laser et du groupe Tournié, sous-traitant en tôlerie, qui est en train de construire de nouveaux locaux à Olemps pour faire face à une grande étape de croissance.

Bosch présent pour exposer ses capacités de diversification

L’usine Bosch d’Onet a choisi de venir à Brive, mardi, pour mettre en avant une part méconnue de son activité.« Nous sommes ici pour présenter notre activité de soutien industriel », détaille Patrick Meillaud, directeur du site aveyronnais.Lancée il y a trois ans, dans mle cadre des options de diversification du site pour faire face au recul de l’activité Diesel, il s’agit de travailler avec des industriels à la création de nouvelles lignes de production, notamment pour celle engagée dans une démarche d’automatisation et de robotisation 4.0.

L’usine ruthénoise vient d’ailleurs de fournir des lignes pour ASF 4.0, une PME, installée en Ardèche, et qui, grâce à ces nouvelles technologies, a pu se lancer dans la fabrication de chaussure de sport pour des grandes marques, à des coûts concurrentiels par rapport à l’étranger.

Avec le développement de nombreuses entreprises dans divers domaines, Bosch voit l’opportunité de venir en appui dans la modernisation des usines.

À la clé, pas moins de 70 embauches. Pascal Tournié, le fondateur, était à Brive mardi. "C’est bien d’être ici pour échanger et prendre conscience des compétences de chacun, détaille-t-il. C’est aussi l’occasion de se faire connaître." Lui, fait face à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Alors il a fait le choix de s’allier avec des structures de formation. "On a mis en place un partenariat avec le lycée La Découverte de Decazeville pour proposer des formations à des jeunes où des personnes en reconversion qui pourraient à terme, intégrer nos équipes. Nous essayons d’adapter les formations à nos outils de production."

Un exemple parmi d’autres de partenariat qui, à moyen terme, doit permettre à l’Aveyron de répondre à la pénurie de main-d’œuvre.

François Marty : "Nous avons de belles perspectives"

Maire de Decazeville et président de la communauté de communes, François Marty était à Brive mardi. Il est venu soutenir les entreprises de son bassin industriel.

Pourquoi avoir fait le déplacement à Brive pour ces rencontres ?

Pour un président de la communauté de communes de Decazeville, l'emploi est la principale préoccupation du quotidien. Je suis ici pour échanger avec nos entreprises et être à leur écoute pour trouver des solutions avec elles pour qu'elles puissent faire vivre notre territoire demain. Avec la situation de Sam, notre bastion industriel est en grand danger. Mais à côté de ça, nous avons un tissus industriel de PME et PMI très dynamique. Nous nous devons de les soutenir car un emploi industriel sur un territoire, c'est trois à quatre emplois dans les services.

Il y a de nombreuses entreprises du Lot et de la Corrèze, que pouvez-vous apprendre d'elles ?

C'est bien d'avoir un oeil sur ce qu'il se fait à l'extérieur. Ce sont aussi des partenaires de nos entreprises aveyronnaises. C'est aussi l'occasion de découvrir des idées nouvelles. Nous pouvons observer ici que nous avons de belles perspectives.

La problématique du recrutement est criante pour de nombreuses entreprises industrielles aveyronnaises. Comment y remédier ?

C'est le cri que l'ont entend chez tout le monde. Il est urgent de sortir de l'Aveyron et de vendre notre territoire ailleurs pour attirer. On doit mettre en avant la qualité de vie, la proximité avec les métropoles et le bien-vivre aveyronnais.

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