Tri et gestion des déchets sur Rodez Agglo : une "révolution culturelle" à mener

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  • La requalification du réseau des déchetteries est aussi à l’ordre du jour..J.A.T.
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  • Tri et gestion des déchets :  une "révolution culturelle" à mener
    Tri et gestion des déchets : une "révolution culturelle" à mener
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La semaine dernière, les élus communautaires de Rodez Agglomération ont voté le nouveau plan local de prévention et de gestion des déchets, pour la période 2021 - 2026. De quoi redonner un coup de boost à la gestion des déchets, dont l’évolution, selon l’Ademe, et d’un point de vue national au regard des chiffres, "est encourageante, mais fragile". Pour Florence Cayla, vice-présidente de Rodez Agglomération, il y a matière à faire mieux, au regard d’une légère dégradation constatée ces dernières années. Pour cela, la collectivité a dévoilé un véritable arsenal pour provoquer ce qui doit être une "révolution culturelle". Toute une gamme de mesures ont été prises par la collectivité, en lien notamment avec le Sydom qui est en charge du traitement des ordures ménagères, afin de voir le déchet avant tout comme une ressource. Avec des actions qui visent autant le particulier que l’ensemble des entreprises. A cela s’ajoute l’ouverture à Millau d’un nouveau centre de tri qui permettra de collecter tout ce qui est de l’ordre du plastique dans la poubelle jaune. Simplifiant d’autant le geste de tri et réduisant par là même le poids du sac noir. Entre 2009 et 2019, Rodez Agglomération est passée de 614 tonnes de déchets collectés à 561 tonnes. Sur la même période, la collectivité est passée de 306 tonnes enfouies à 312. Une augmentation due aux incendies successifs du centre de tri des encombrants de l’entreprise Braley.

Dans quel contexte se décline le nouveau plan local d’élimination des déchets de Rodez agglomération ?

On vient de voter le programme local, mais ce n’est pas nouveau. Il y a des obligations réglementaires depuis 2015, mais nous avons établi notre premier plan en 2010. Notre souci depuis longtemps reste moins produire, mieux trier, recycler pour réutiliser sans faire augmenter le coût pour les habitants… Tout cela alors que, par exemple, 100 % de nos sacs noirs partent à Tryfil, que cela représente un coût important. Que la Tgap (taxe générale sur les activités polluantes) va fortement augmenter. Mais c’est normal, c’est une manière de nous inciter à mieux faire. Demain à Viviez, on sera dans les clous pour répondre aux exigences de 30 % de déchets ultimes à enfouir.

Les objectifs de Rodez Agglomération sont du coup liés, aussi, aux infrastructures du département ?

C’est dans notre feuille de route. Cela coïncide également avec l’ouverture à Millau du centre de tri qui accueillera tous les plastiques, réduisant d’autant le poids de la poubelle noire. À partir du 1er novembre, il y aura moins de questions à se poser sur ce que l’on met dans la poubelle jaune. Le Sydom, avec lequel on travaille en étroite collaboration, va d’ailleurs lancer une grande campagne de communication dès le début du mois de novembre.

La communication semble être le nerf de la guerre pour gagner cette bataille contre les déchets…

C’est compliqué. On a déjà beaucoup fait, à commencer par l’amélioration de la collecte en supprimant le porte à porte, ce qui a sécurisé nos agents dans ces métiers très difficiles… Nous avons déployé et regroupé des points de collecte, enterrés ou aériens. Après, pour la diminution des sacs noirs, il y a beaucoup de travail d’information à faire, dans plusieurs directions, comme le compostage et les biodéchets. Nous allons aussi requalifier le réseau de déchetteries et en créer deux autres, une au nord de l’agglo et l’autre au sud, améliorer leur plateforme d’accueil et leur permettre de recevoir plus de déchets.

Vous avez bâti un plan de 48 actions, comment vous y êtes vous pris ?

Nous nous sommes fait accompagner par un bureau d’études, avons travaillé avec le Sydom, nos équipes, les entreprises. En explorant différentes pistes comme la mutualisation de l’utilisation de certains matériels… Notre idée étant qu’il faut considérer le déchet comme une ressource.

Il y a le chapitre important sur les denrées alimentaires..

Sur ce sujet on ne maîtrise pas tout car l’objectif est aussi une diminution des déchets à la source. C’est une bataille nationale.

La communication sera un axe fort de votre plan ?

On en fait déjà mais il faut nous améliorer. Il y a par exemple trop de taux de refus dans ce qui est trouvé dans les sacs jaunes. Et cela augmente le coût du traitement des déchets.

Le geste de tri n’est pas encore naturel, c’est la raison pour laquelle on travaille dans les écoles avec les ambassadeurs du tri. On mise sur la nouvelle génération. Mais globalement, il s’agit là de responsabilité collective. On s’adresse à tout le monde. Il faut déclencher une révolution culturelle dans ce domaine.

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Philippe Routhe
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