Bronchite, rhume, gastro... : les maladies hivernales sont de retour, et la grippe menace

  • La pandémie de Covid ne doit pas faire oublier les maladies hivernales.
    La pandémie de Covid ne doit pas faire oublier les maladies hivernales. Center Presse - EP
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Moins de masques, moins de lavages de mains... Avec le relâchement des gestes barrières et deux ans de confinement qui ont fait baisser l'immunité collective, les virus hivernaux font un retour remarqué. Et n'épargnent personne.

Votre fils renifle, votre mère tousse... Rien de très anormal en cette période de retour du froid et de l'humidité. Ces affections hivernales -  bronchiolite, rhinopharyngite, rhume, angine auxquelles on peut ajouter la gastro-entérite - touche actuellement la population française alors que l'on y avait échappé l'hiver dernier, notamment grâce au port du masque, à la disparition de la bise ou encore du serrage de main.

Infections respiratoires en hausse

En France métropolitaine, "le taux d'incidence des cas d'infection respiratoire aiguë (fièvre et symptômes respiratoires) vus en consultation de médecine générale" est "en augmentation depuis début septembre", relèvent ainsi les autorités sanitaires.

Cela "peut s'expliquer par la circulation d'autres virus respiratoires que le SARS-CoV-2" responsable du Covid, soulignent-elles dans le dernier bulletin de surveillance du réseau de médecins Sentinelles.

Ce retour des virus de saison est logique en ce début d'automne. Mais cela survient dans un contexte particulier lié au Covid : l'hiver dernier, en raison des confinements et du respect strict des mesures barrières, ces virus ont moins circulé que d'habitude.

Immunité collective en baisse

Conséquence: "Il est tout à fait possible que l'immunité de la population générale ait diminué", explique l'épidémiologiste Sibylle Bernard-Stoecklin dans une vidéo récemment mise en ligne par l'agence sanitaire Santé publique France.

"Du fait de cette baisse de l'immunité collective vis-à-vis de ces virus", il se peut que "les épidémies de cette année soient de plus grande intensité", poursuit-elle, en citant par exemple la bronchiolite ou la grippe.

Ne pas oublier les gestes barrières

Pour l'éviter, les professionnels de santé demandent de ne pas oublier les gestes barrières, malgré la décrue de l'épidémie de Covid.

"Il y a un laisser-aller, beaucoup de gens ont mis ça de côté", déplore la Dr Fabienne Kochert, présidente de l'Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa).

"Il faut garder en tête les mesures barrière de base, comme une hygiène rigoureuse des mains. C'est typique avec la gastro: c'est une maladie des mains sales", ajoute-t-elle.

"Ces gestes du quotidien, le fait de se laver les mains régulièrement, de porter un masque - particulièrement quand on est dans un endroit confiné -, d'aérer régulièrement son domicile ou encore de rester chez soi lorsqu'on est malade, sont très efficaces pour lutter contre la circulation de ces virus", relève également Sibylle Bernard-Stoecklin.

La grippe aussi

Car au-delà des infections bénignes, se profile un adversaire potentiellement plus redoutable : la grippe, dont la saison débute en général en novembre-décembre.

Les autorités sanitaires insistent donc sur l'importance de la vaccination pour les personnes à risques (âgées ou fragiles), qui sont aussi les plus exposées aux formes graves de Covid.

Centre Presse Aveyron
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