Espalion : un trafic de stupéfiants bien difficile à juger au tribunal de Rodez...

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Une large partie de la procédure et de l'enquête menée par la gendarmerie d'Espalion a été entachée de "nullités" et n'a pas permis au tribunal d'aborder pleinement le fond du dossier...

Le coup de maître n'est pas passé loin. Ce mercredi matin, cinq personnes devaient répondre devant le tribunal de Rodez d'un trafic de stupéfiants sur la commune d'Espalion, entre 2014 et 2017. Et plus que le fond du dossier, c'est la forme qui a longtemps occupé les débats. Car comme l'a résumé Me Cédric Galandrin, conseil de l'un des prévenus, "ce dossier, c'est un château de cartes construit sur du sable". Dans le viseur de l'avocat ruthénois, comme de trois de ses consœurs, la procédure. Et notamment l'arrestation en 2017 de trois des prévenus par la gendarmerie d'Espalion. "Le recours à la force publique n'était absolument pas justifié, l'enquête n'en était qu'à un stade préliminaire, sans aucune flagrance", "ce dossier, c'est du vent", "les investigations sont succinctes et peu probantes", ont plaidé tour à tour les robes noires. Et leurs arguments ont fait mouche, puisque le tribunal a retenu ces "nullités", annulant ainsi toutes les auditions comme les perquisitions chez les prévenus durant lesquelles résine de cannabis et cocaïne furent retrouvées.

De quoi obliger la présidente Sylvie Rouanne à se lancer dans un véritable numéro d'équilibriste pour juger les prévenus sans pouvoir retenir ces éléments. D'autant plus que certains étaient absents et que d'autres ont habilement fait valoir leur droit au silence. Seul l'un d'eux, aujourd'hui installé en Dordogne, a confié à la barre qu'il "dépannait quelques consommateurs à l'époque". "Nous ne sommes pas sur un trafic d'envergure mais très localisé. Mais cela nuit à la santé publique et au quotidien des habitants", a concédé la représentante du ministère public, Émilie Passier. Et de rappeler lors de ses réquisitions, le témoignage d'une personne sur ce trafic. "On parle ici d'un toxicomane condamné à plusieurs reprises pour des faits abjects qui est venu spontanément livrer des noms aux gendarmes. Et ces derniers, en pensant qu'ils avaient affaire à des gros poissons, ont monté un dossier... Mais que sait-on sur ce trafic ? Qui a fait quoi entre consommateurs et véritables dealers ? Il n'y a pas de preuves matérielles", ont nuancé les avocats des prévenus. Sur les cinq poursuivis, quatre ont finalement été condamnés dans le cadre de ce trafic, avec des peines allant de trois à six mois de prison. Elles pourront être aménagées. L'un des prévenus est actuellement incarcéré à la maison d'arrêt de Druelle dans le cadre d'une autre affaire de trafic de stupéfiants dans le Nord-Aveyron.

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