Football : "C’est l’éclate ", pour l'ex de Rodez Valentin Henry à Sochaux

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  • Valentin Henry estime que "l’effectif du Raf s’est amélioré et qu’il va se maintenir".
    Valentin Henry estime que "l’effectif du Raf s’est amélioré et qu’il va se maintenir". FCSM - Christian LEMONTEY
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L’ancien piston droit ruthénois confie son bonheur après un premier tiers de saison réussi au FCSM, qui joue à Rodez ce samedi 16 octobre, à 19 heures, pour le compte de la 12e journée de Ligue 2. Entretien.

On imagine toute votre émotion avant de revenir à Rodez, que vous avez quitté en juin, pour la première fois.

Ce sera un match avec une émotion et une saveur particulières. Je suis content de revoir le staff, d’anciens coéquipiers et les supporters ruthénois, à qui je n’avais pas pu faire mes adieux (à cause des huis clos liés à la crise sanitaire). On ne s’est pas du tout chambré entre joueurs, mais on le fera après le match, quand on se retrouvera pour passer de bons moments.

Qu’avez-vous appris au Raf ?

Le coach (Laurent Peyrelade) était très proche de moi et il m’a beaucoup aidé sur le plan tactique et émotionnel. Je l’ai remercié de vive voix avant mon départ parce qu’il a pris du temps pour me perfectionner dans les moindres détails. Tactiquement, il m’a rendu plus rigoureux et m’a aidé à mieux gérer mes matches. Tout footballeur fonctionne à la confiance et il m’en a octroyée beaucoup pendant ces deux saisons. J’ai donc essayé de lui rendre au maximum ce qu’il m’a donné. J’ai vécu deux super années à Rodez, où j’ai pu m’affirmer sur le terrain et en tant que cadre dans un vestiaire. On (avec sa compagne) s’est beaucoup plu dans la région, où on a rencontré des personnes très accueillantes. C’est le club qu’il me fallait pour quitter mon cocon, à Brest.

Comme Sochaux était l’endroit idéal pour poursuivre votre progression. Afin de perdurer au plus haut niveau, il me fallait reculer de piston droit d’un milieu à cinq à latéral droit d’une défense à quatre. J’aime beaucoup avoir un milieu devant moi pour combiner, j’ai plus de responsabilités défensives et j’essaye toujours d’exprimer mes qualités de contre-attaquant. Il y a un juste milieu à trouver. Dans le vestiaire de cette équipe de haut de tableau, composée de joueurs expérimentés, je suis un cadre grâce à mon bon début de saison (deux passes décisives en huit titularisations). Et j’ai une très bonne relation avec l’entraîneur, Omar Daf.

Comment vivez-vous ce retour dans un club de haut de tableau après avoir vécu deux saisons à vous battre pour le maintien ?

C’est un club très huppé, avec des ambitions assez élevées et un territoire qui vit pour le foot avec 10 000 spectateurs en Ligue 2 tous les week-ends. Footballistiquement, c’est l’éclate ! Je mesure la chance qu’on a d’être deuxième. D’autant que jouer le maintien est éprouvant psychologiquement, mais c’est primordial pour pouvoir grandir en tant qu’homme et footballeur. En décembre, avec Rodez, on était dernier et on a su se serrer les coudes pour enclencher une série d’invincibilité magnifique et dégager une force collective incroyable.

Votre dynamique actuelle n’est pas mal non plus (trois victoires et un nul) pour un bilan total de sept succès, deux partages des points et autant de défaites.

Il y avait un point d’interrogation en avant-saison car beaucoup de mouvements ont eu lieu durant le mercato. Mais la mayonnaise a pris parce que le groupe est composé de mecs intelligents qui se connaissent de mieux en mieux. Ils m’ont super bien accueilli et on s’entend aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Je ne suis pas étonné par nos bons résultats parce que dès les premières séances d’entraînement, j’ai été étonné de la qualité de cet effectif. Ça joue bien, mais on sait aussi aller au combat. Si on continue à mettre les bons ingrédients, on va vivre une très belle saison.

Avec la montée au bout ?

On ne s’enflamme pas car on n’est qu’au premier tiers de la saison. Mais cette situation n’est pas évidente parce que le regard et les attentes des observateurs changent. Le staff a fixé comme objectif de faire mieux que la septième place de la saison dernière. On verra où on sera à dix matches de la fin.

Peyrelade espère "le voir en L1"

"Je l’aurais bien gardé, mais je suis content qu’on lui ait permis de franchir un cap en termes de temps de jeu pour qu’il se retrouve dans un club au standing supérieur. J’espère le voir en Ligue 1 comme Arthur Desmas (Clermont). On pourra être fier de dire qu’il est passé par chez nous." Au moment de parler de son ancien protégé hier, Laurent Peyrelade avait le sourire, mais il n’a pas oublié de le chambrer pour autant : "J’espère qu’il sera mauvais et marquera un but contre son camp. (rires)" "J’ai raté trois des quatre derniers matches à cause d’une blessure aux ischios, mais la trêve internationale m’a permis de revenir à 100 %", prévient Valentin Henry.
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Vincent Nael
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