Les maires de l'Aveyron élus pour la première fois en 2020 concentrés sur leurs projets

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  • L'association des maires a tenu son assemblée générale jeudi matin.
    L'association des maires a tenu son assemblée générale jeudi matin. Centre Presse
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Le 6e congrès des maires de l’Aveyron a eu lieu ce jeudi matin. L’occasion pour les édiles élus pour la première fois en 2020 de se confier sur la manière dont ils ont vécu ce début de mandat.

Ils ont été élus maires en mars 2020. Et se sont pris de plein fouet la crise sanitaire. Un immense saut dans le vide pour ces nouveaux arrivés, qui n’avaient jamais dirigé une commune avant. Une situation exceptionnelle que tous ces "primo-mandatés" avaient évidemment en tête, jeudi matin, au moment d’assister au 6e congrès des maires de l’Aveyron, organisé par l’Association des maires (ADM), à Rignac, sous la présidence de Jean-Marc Calvet.

Laurent Alexandre, a pris la mairie d’Aubin dès premier tour en 2020. Battre André Martinez, le sortant, dès le premier tour, n’a pas forcément facilité la transition. D’autant plus que le Covid a retardé de plusieurs semaines se prise de fonction. Alors quand, en mai, il a enfin pu s’installer dans son nouveau bureau, il a aussi découvert la lourde charge de son nouveau "travail". Car pour lui, maire d’une commune est bien un métier.

Et même s’il était jusque-là élu d’opposition, il ne cache pas qu’il lui a fallu un peu de temps pour prendre la mesure du poste. "Il n’y a pas d’école pour devenir maire", sourit-il. Alors, en parallèle de la gestion de la crise sanitaire, Laurent Alexandre a participé à diverses formations, proposées par l’ADM. "En présentiel ou en visio, détaille-t-il. J’ai suivi celles sur les finances, la responsabilité de l’élu, ainsi que les droits et devoir du maire."

Aidé par ses prédécesseurs

Nathalie Couseran aussi a suivi les sessions de formation sur la responsabilité de l’élu. Nouvelle maire d’Estaing depuis 2020, elle a également bénéficié du soutien de son prédécesseur, Jean Pradalier, dont elle était l’adjointe depuis 2014 et qui est à son tour, en 2020, intégré son équipe. Un soutien important dans un contexte sanitaire qui a pas mal bouleversé les habitudes des édiles.

Et ils ont dû faire face à des problématiques nouvelles. "Cette crise est forcément une frustration car elle a empêché les projets d’avancer, souffle-t-elle. Mais on semble en voir le bout et les réunions concrètes démarrent." Dans la petite commune des bords du Lot, les projets sont nombreux et la maire très motivée. "Même si c’est parfois difficile, il n’y a aucun regret, lance-t-elle. On a beaucoup d’ambitions. On lance le travail sur le cœur du village, on va aussi démarrer le projet de requalification du camping municipal et on envisage la création d’une aire de camping-cars."

Elle garde évidemment un regard très attentif sur les enjeux communautaires et la révision prochaine du PLUI, qui doit permettre de développer l’attractivité de la commune.

L’apport des pairs

À Sainte-Radegonde, Laurence Pagès-Touzé, qui avait été adjointe de 2001 à 2014, mais n’avait plus de fonctions depuis, a aussi dû se débrouiller, avec son équipe, un peu toute seule pour s’installer. La transition avec l’équipe sortante a été délicate. "On ne s’est pas trop posés de questions, détaille la dynamique élue. La problématique du Covid a principalement, pour une commune comme la nôtre, concerné l’école. J’ai pris mes fonctions le 29 mai et dès le 1er juin, j’avais rendez-vous avec la directrice de l’école. C’est aussi ce que je retiens de cette année : nous ne sommes pas seuls. On doit s’appuyer sur le personnel de la mairie et sur nos interlocuteurs dans les différents services. Sur les projets, il faut aussi apprendre à faire preuve de patience. Il faut du temps."

La encore, l’élue, bien consciente que ses administrés attendent des avancées, est heureuse de voir que les dossiers avancent. Au programme dans les prochains mois : le réaménagement du bourg d’Istournet, un gros chantier de revalorisation, de mise en accessibilité et de mise en valeur du site mémoriel de Sainte-Radegonde, ainsi que le projet, mené avec l’Agglo et la communauté de communes Conques Marcillac, de redynamisation du GR62.

Le plus jeune maire de l'Aveyron très "motivé"

À Mur-de-Barrez, les projets sont également nombreux. Et le maire, le plus jeune de l’Aveyron (25 ans), Pierre Ignace, est satisfait de voir les projets avancer. La réhabilitation de la maison Kaspers, en cœur de ville, qui menaçait de s’effondrer depuis plus de 10 ans, a d’ailleurs démarré il y a quelques jours. Au programme également, le projet bourg centre, le chantier de l’école et celui de l’habitat, avec la volonté de créer des logements neufs, mais aussi de travailler à la réhabilitation des logements existants.

Très motivé, le jeune homme reconnaît ne "pas avoir eu le temps de se poser" depuis son élection. Mais il est reconnaissant d’avoir pu compter sur le soutien de plusieurs pairs au sein de sa communauté de communes qui l’ont accompagné quand il avait besoin de conseil.

Plus d’un an et demi après leur prise de fonction, les nouveaux maires ne sont pas encore des élus expérimentés, mais sont tous conscients que pour leurs administrés, la période d’intégration est désormais terminée.

« Se mettre au service de nos concitoyens et aimer les gens »

Magali Bessaou a la double casquette, maire de La Loubière, elle est également directrice de l’Association des maires de l’Aveyron. Toute l’année, elle accompagne les élus locaux, qui sollicitent énormément la structure. Au programme, écoute et formations

Quels sont les besoins des nouveaux maires, lorsqu’ils prennent leurs fonctions ?

Dès qu’ils sont installés, il suffit de quelques jours pour qu’ils tombent de l’arbre et se rendent compte de la tâche immense qui les attend. Souvent, ils nous appellent à ce moment-là et on tente de les accompagner. On est parfois, au début, tous les jours au téléphone avec eux. En fait, il s’agit surtout de les rassurer car c’est vrai que quand on prend le poste, la tâche paraît parfois effrayante. On est là pour adoucir les crises, et finalement, ça passe. La première chose qu’on peut dire aux candidats élus, c’est qu’il faut vouloir, quand on est élu, se mettre au service de nos concitoyens et aimer les gens. Et ça suffit souvent pour que les choses s’arrangent.

Vous proposez de nombreuses formations. Quelles sont celles qui sont les plus importantes pour un nouvel élu ?

Les finances, mais aussi tout ce qui touche à la gestion de la voirie communale et des chemins ruraux. Il y a aussi quelque chose d’assez nouveau, qu’on n’avait pas avant : ils nous demandent des formations sur la gestion des conflits pour arriver à discuter avec leurs concitoyens qui sont parfois assez tendus et revendicatifs. On travaille sur des formations pour apprendre à communiquer avec les administrés.
Recueilli par g.r.

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