Richard Gougis, un journaliste qui adore aiguiser sa plume

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    Le troisième polarde Richard Gougis. Sylvie Cambon
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Auteur de Sarcophages, son troisième thriller, notre confrère Richard Gougis nous en dit plus sur sa passion pour l’écriture de polars et ses projets.

Avec Sarcophages, notre confrère reporter régional de Midi Libre, Richard Gougis, nous livre le troisième opus des aventures, pleines de rebondissements, de ses trois personnages enquêteurs Malouni, Celestini et Fournier.

Ce polar diablement rythmé, rondement mené, avec quelques touches historiques et fantastiques, conduit le lecteur à cent à l’heure sur les routes de l’Hérault à l’Aveyron, du Gard à la Lozère, après la découverte de plusieurs corps momifiés, enfermés dans de bien curieux sarcophages flottants.

L’histoire mène nos trois hommes sur la piste d’enfants étrangement disparus. Une piste qu’emprunte aussi Wolfgang Zimmer, un ancien tortionnaire nazi passablement givré, qui n’hésite pas à jouer du scalpel pour se débarrasser de tous ceux qui gênent ses macabres et glaçantes intentions.

Rencontre avec un journaliste qui adore aiguiser sa plume, pour faire frissonner ses lecteurs…

Comment passe-t-on du journalisme à l’écriture de polars ? L’envie d’écrire des polars m’est venue par ma passion de lecteur pour ce genre. Et comme le style journalistique, de plus en plus contraint, devient frustrant, cela m’a permis de donner libre cours à mon imagination.

En règle générale je sais d’où je pars et où je veux arriver, un peu comme pour un article. Ensuite les branches poussent le long de ce tronc.

Es-tu, toi-même, fan de polars ?

Je suis un grand fan de thrillers bien sombres, façon Grangé, Minier, Thilliez… C’est un genre qui requiert à la fois de l’imagination mais aussi de la rigueur, pour que les intrigues se tiennent et paraissent crédibles.

Dans ce troisième opus, il est notamment question de la franc-maçonnerie, un milieu assez secret et mystérieux. Tu en parles de façon assez précise. Est-ce le fruit d’un travail journalistique ?

Pour la franc-maçonnerie, j’ai lu beaucoup de revues. J’ai surtout la chance d’avoir un ami franc-maçon qui a accepté de m’en livrer anonymement quelques clés et de corriger avec moi les passages concernés.

Y aura-t-il une suite des aventures de tes trois personnages principaux ?

Il y aura une suite pour Samir Malouni car les lecteurs brûlent de savoir ce qu’il va devenir. Mais je vais mettre mes autres héros au repos et repartir sur des personnages nouveaux.

Sinon, as-tu d’autres projets d’écriture ?

Mon prochain thriller sera très psychologique et se déroulera sur deux époques. Le récit d’un homme incarcéré dans une unité pour malades difficiles et qui raconte son enfance et sa jeunesse à un visiteur. Un récit qui éclairera petit à petit les atrocités qu’on lui reproche. À tort ou à raison ? Je termine également un roman science-fiction jeunesse qui se passe dans un monde souterrain parallèle au nôtre. Un petit "fun" que je voulais tenter.

Est-il plus dur d’être un bon journaliste ou un bon romancier ?

Je pense qu’il plus dur d’être un bon journaliste car nous n’avons pas droit à l’erreur dans notre profession, de plus en plus décriée. Il faut tout border, vérifier. Le romancier, lui, doit certes être crédible, surtout quand il s’appuie sur de l’historique, mais il peut s’autoriser beaucoup de choses et le public est certainement plus indulgent, selon moi, envers un romancier qu’envers un journaliste.

En ce moment, c’est quoi ton livre de chevet ?

En ce moment, mon livre de chevet est Le Carnaval des ombres, de RJ Ellory, mon auteur anglo-saxon préféré, qui possède l’art de fouiller profondément les failles de ses personnages. Il a beaucoup influencé mon style pour Négligences et pour mon quatrième opus à venir.

Sarcophages, Richard Gougis, Ella Éditions. À lire aussi du même auteur : Hérésies et Négligences.

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Joel Born
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