Claude, de Koh Lanta au Trail des Templiers : "Je viens pour prendre du plaisir avant tout"

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  • "J’espère qu’il y aura du soleil et profiter du panorama." "J’espère qu’il y aura du soleil et profiter du panorama."
    "J’espère qu’il y aura du soleil et profiter du panorama." A.Issock/ALP/TF1
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Claude, de Koh-Lanta, sera au départ du grand trail des Templiers. En forme.
 

Fin mai dernier, vous vous êtes fracturé un orteil et avez renoncé à l’OCC. Alors, serez-vous bien au départ du Grand trail, dimanche ?

La blessure est partie. J’ai couru le marathon de Paris dimanche dernier. Donc, oui, je serai là.

Quel temps avez-vous réalisé ?

3 h 23 mn. À la base, j’étais parti pour faire tourner les jambes, une sortie longue de 3 h 45 à 4 h et je me suis laissé emporter par la ferveur des gens. J’espère que je ne vais le payer trop cher. J’ai deux ampoules à soigner, mais je devrais m’en remettre.

Quelle est la fréquence de votre entraînement ?

Cette dernière semaine, je suis parti en Islande pour un projet vidéo et, la semaine dernière, j’étais en tournage à Chamonix. Avant ces deux semaines-là, je m’étais bien entraîné à raison de deux ou trois fois par semaine.

Je ne suis pas quelqu’un qui mange beaucoup de kilomètres, en principe de 30 à 40, mais je fais beaucoup de dénivelés entre 400 et 600 m dans une allure plus soutenue.

De passer de la course sur route à du changement de terrains en trail, c’est quelque chose que vous aimez ?

Oui, je préfère le trail.

Là, la typographie du terrain me réserve, je crois, une bonne montée d’entrée de 600-700 m, un plat pendant 20 bornes et un enchaînement de difficultés dont la plus grosse est la dernière, d’après ce que j’ai vu. Je vais peaufiner ça cette semaine pour voir si, au niveau des ravitos, je dois amener quelque chose ou pas.

De toute façon, je viens pour prendre du plaisir avant tout, retrouver un trail long et engranger quatre points pour l’UTMB.

La frontale est prête pour les 2 heures de course de nuit…

Oui, ça va le faire.

Quelle est votre distance de prédilection ?

Je me suis toujours aligné sur les 80 km, donc je suis plutôt à l’aise sur cette distance.

Ensuite, en dénivelé, le plus que j’ai fait c’était 2 000- 2 200 m sur la SaintéLyon qui avait été rallongée un peu. Les Templiers sont un peu plus cassants mais ce trail-là je le considère comme la transition entre ceux de plaine et de haute montagne. C’est la marche que j’ai envie de franchir, voir si je me sens à l’aise, je n’ai pas envie de brûler les étapes.

Par la force des choses, c’est le premier…

Oui, la première fois, il a été annulé à cause des intempéries, et après, il y a eu le Covid-19. J’espère surtout qu’il y aura du soleil et profiter du panorama parce que j’ai toujours fait des trails sous une grosse flotte et dans la boue du début à la fin.

Avez-vous un rituel d’avant-course ?

Non, je suis plus dans l’hésitation de la tenue. J’ai toujours peur de me tromper dans mes choix. Il y a deux ans, suite à ma rencontre avec Sylvaine Cussot, je n’utilise plus mes bâtons puisqu’elle fait tout sans. On n’a pas le même niveau, mais ce n’est pas grave.

Est-ce que vos entraînements se déroulent en musique ?

Non, jamais. Je n’aime pas entendre les battements dans mes tympans. Même si je sais que c’est mieux avec les nouvelles technologies, je profite, je pense, je regarde…

Vous êtes chauffeur de maître, donc libre le week-end prochain pour être à Millau…

Oui, il n’est pas là, il est en vacances. Je suis censé descendre dans le sud du 22 au 31 octobre chez ma sœur, avec un crochet par chez vous. Comme il risque de rentrer le 27, il faudrait donc que je récupère les enfants mardi et que je remonte sur Paris.

Est-ce que vous inculquez les valeurs du trail à Andréa et Marceau, vos enfants ?

Bien sûr. Mon fils aime le trail et le trek, mais préfère le trail parce que c’est un peu plus sportif. On aime beaucoup se balader et passer du temps dans la nature, c’est important. Les trails offrent la chance d’être dans des endroits préservés où l’on n’aurait pas forcément l’idée d’aller. C’est une chance inouïe de passer dans des parcs nationaux.

L’ultra-trail, vous y pensez ?

J’ai envie d’essayer des distances plus longues mais mon temps s’est réduit avec la présence du deuxième garçon. Je m’estime déjà heureux de faire une belle course dans l’année. Je vise un challenge pour que ça n’impacte pas trop la famille.

À 42 ans, vous ne comptez pas vous arrêter demain…

À tout niveau ou à tout âge, tu peux te faire plaisir.

Ça me permet de me sentir bien et je n’ai pas envie de passer à l’arrêt.

"Je retrouve le partage dans le trail"

S’il devait choisir entre trail et marathon, Claude a déjà décidé : "Dans les trails, il n’y a pas ce lien avec le bitume et le chrono. Là, le but, c’est vraiment d’y arriver peu importe le temps que tu mettras. Tu peux marcher, tu peux courir… Le fait de prendre 15 ou 20 minutes de plus sur un ravito, ce n’est pas ce qui va te coûter. Sur un marathon, le rapport n’est pas le même. Moi qui suis dans le partage, je le retrouve dans le trail. Quand je rattrape quelqu’un ou quand quelqu’un me rattrape, j’échange avec lui pendant un ou plusieurs kilomètres. Ensuite, c’est quelqu’un d’autre. On est tous là, logés à la même enseigne. On s’entraide et ça c’est cool."
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