Gregory Ursule (Rodez) : "Mon expérience me fait dire que cela va tourner"

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  • Pour Gregory Ursule, la principale cause des mauvais résultats actuels du Raf réside dans un manque d’efficacité, offensive et défensive.
    Pour Gregory Ursule, la principale cause des mauvais résultats actuels du Raf réside dans un manque d’efficacité, offensive et défensive. Centre Presse Aveyron - Jean-Louis Bories
Publié le , mis à jour

Avant le déplacement à Niort, samedi 23 octobre à 19 heures, le manager de Rodez s’est arrêté en conférence de presse pour livrer ses impressions sur le début de saison des sang et or, qui pointent à la 15e place.

Que pensez-vous de la situation actuelle du début de saison de saison de Rodez ?

Nous sommes dans nos temps de passage. Je pense que l’on mériterait trois ou quatre points de plus, par rapport à notre contenu. Nous sommes dans cette situation car nous ne sommes pas assez décisifs, offensivement ou défensivement. C’est ce qui nous pénalise un petit peu, à l’image du dernier match (défaite contre Sochaux, 1-0, NDLR), où l’on concède un but sur le seul tir cadré adverse. Je ne suis absolument pas inquiet. Dans le contenu, ce qu’on fait est mieux que lors des deux dernières années. Cela veut dire que l’on progresse. Seulement, nous ne sommes pas récompensés comptablement. Mais mon expérience me fait croire que cela va tourner.

Vous avez évoqué l’efficacité défensive. Est-ce le principal chantier ruthénois ?

Il faut aussi que l’on soit plus décisif offensivement. C’est vraiment sur l’efficacité que l’on doit progresser. Sur le plan défensif, il est vrai que nous avons fait quelques petites erreurs. Nous les avons payées cash, ce qui n’était pas forcément le cas précédemment. Je trouve aussi que les équipes adverses ont face à nous beaucoup de réussite. Mais ce n’est pas que de la faute des autres, il faut que l’on se remette en question.

Sur le plan offensif, c’est un peu la même chose. On manque de spontanéité dans le dernier geste, ce qui fait que l’on n’est pas toujours dans la situation idéale pour marquer. Mais il ne faut pas oublier que, parfois, même un mauvais centre peut aboutir sur une conclusion heureuse. Il faut mettre les ballons devant le but, amener de la présence et ne pas toujours s’attendre à finir par une reprise de volée en lucarne.

Est-ce facile d’obtenir plus de spontanéité ?

Cela se travaille. À l’entraînement, cela a été fait cette semaine, avec des petits jeux durant lesquels les touches sont limitées dans la surface adverse.

Vous restez sur un nul et quatre défaites lors des cinq derniers matches. Les deux dernières saisons, vous avez aussi connu un début d’automne semblable. Comment l’expliquez-vous ?

On se pose la question. Cela fait trois saisons que c’est la même la chose. On fait une grosse préparation, avec beaucoup de principes à ingérer. Je pense qu’on est très vigilant au départ, un peu moins ensuite quand on pense qu’on sait, et on arrive dans cette période délicate, avec des matches tous les trois jours, des rotations, des automatismes moins rodés… Par ailleurs, il y a toujours des nouvelles problématiques à gérer, ce qui rend la chose passionnante. Dernièrement, nous avons travaillé sur nos entames de mi-temps, qui n’étaient pas forcément un problème lors des dernières saisons.

Y a-t-il une explication physiologique ?

Le problème n’est pas physique, puisque, sur les derniers matches, on court plus que nos adversaires et on fait plus de sprints. Ce serait plus sur le plan psychologique, avec la capacité d’aller chercher la flamme supplémentaire, de réaliser un coup de folie, de sortir de sa zone de confort… C’est un petit peu ce qui nous manque sur cette période. En plus, il commence peut-être à y avoir une forme de lassitude pour ceux qui enchaînent les matches alors que, au contraire, ceux qui jouent moins se sentent détachés. Il faut réussir à impliquer tout le monde sans qu’il y ait de différence de niveau.

Pour revenir aux entames de mi-temps, cela s’est plutôt bien passé la semaine dernière…

Oui, nous sommes plus satisfaits sur ce plan et j’espère que cela sera pareil face à Niort, car ce n’est pas seulement un travail d’une semaine. On est une équipe qui finit bien les matches athlétiquement, c’est notre force. Si on peut arriver dans le dernier quart d’heure avec une parité au score ou un avantage, on sera un peu mieux…

Durant l’intersaison, vous avez fait le choix de réduire votre effectif en quantité. Après trois mois de compétition, êtes-vous toujours convaincu que c’était le bon choix ?

C’est la bonne option, car cela permet à faire entrer des jeunes dans le groupe quand il y a quelques absents, comme c’est le cas face à Niort. On a un groupe plus homogène et des jeunes qui vont peut-être nous amener le brin de folie dont on a parlé. On est plutôt satisfait mais c’est encore un peu tôt pour en faire bilan et savoir ce que cela nous apporte et nous coûte.

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Guillaume Verdu
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