Hydrogène : Bosch Rodez peaufine ses piles à combustible pour camion frigorifique

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  • La pile à combustible est pour le moment installée sous la remorque.À terme, elle prendra place à l’avant, entre le camion et sa remorque.
    La pile à combustible est pour le moment installée sous la remorque.À terme, elle prendra place à l’avant, entre le camion et sa remorque. Repro CPA
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Pendant longtemps, l’industrie aveyronnaise a reposé sur le Diesel. Désormais, l’hydrogène semble être un axe de diversification pour le territoire, notamment pour l'usine Bosch Rodez, d'Onet-le-Château, appelée à se renouveler.

Bosch et l’hydrogène : le sujet est brûlant à l’heure où l’usine d’Onet-le-Château se prépare à une diminution drastique de ses effectifs, conséquence du recul des moteurs Diesel et de la nécessité de diversification des activités du site. Le développement de projets spécifiques sur l’hydrogène n’en est pas encore à assurer la pérennité du site sur le long terme. Mais c’est désormais une des options crédibles pour l’usine d’Onet. Sur place, on réfléchit sur le sujet depuis environ cinq ans.

« On s’est lancé fin 2016, avant même qu’on commence  à parler de diversification, détaille Fabien Hervé, l’un des premiers à avoir travaillé sur le sujet. On est parti de rien et on a monté un petit groupe de travail sur le sujet. » Il faut alors trouver sa place dans la stratégie du groupe pour ne pas se faire concurrence entre les différents sites dans un écosystème déjà vaste.

La proposition est donc faite à la direction allemande de plancher sur la fabrication d’une pile pour alimenter le moteur d’un groupe frigorifique d’une remorque. Cette pile doit permettre de transformer l’hydrogène en électricité et donc d’alimenter un moteur non seulement beaucoup plus vert que le Diesel, qui équipe la grande majorité des remorques réfrigérées actuelles, mais qui est aussi beaucoup moins bruyante, un atout majeur pour les chauffeurs.

En production en 2024

Après plusieurs années de recherche et une alliance avec le groupe frigorifique de Carrier Transicold, le constructeur de remorque Lamberet et le transporteur Stef au sein du projet FresH2, Bosch a réussi à mettre au point sa technologie, à la tester d’abord en usine, puis sur circuit fermé, et enfin, au mois de septembre dernier, sur route, en conditions réelles d’utilisation. Des essais concluants, qui vont faire passer l’usine de Rodez à la phase 2.

Désormais, une dizaine de personnes travaillent à temps plein sur deux missions. La première consiste à affiner le concept de fabrication et notamment à réduire la taille du dispositif, la seconde planche sur l’ingénierie et le concept de fabrication, avec à terme, la construction de la chaîne de production.

Car c’est bien l’objectif : d’ici à quelques mois, l’usine pourra produire de petites séries, avant, ensuite, de viser la production de masse en 2024. À ce moment-là, le nombre de personnes déployées sur le projet aura augmenté. Et l’hydrogène sera bien l’un des axes de diversification concret sur le site.

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Guilhem Richaud
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