Kandy Guira

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Publié le , mis à jour

Un monument de la littérature bretonne, une paysanne bretonne, aux mots mis en musique par une compatriote à la voix inimitable dans une sorte de nouveau folk, de la musique viking revue et corrigée dans un nouvel album aux couleurs du corbeau et des fêtes et veillées païennes, et ce sept ans après un premier album qui avait déjà séduit bien des oreilles, une fusion entre le jazz, le funk et l’électro que ne renierait pas l’esprit fanfare, et enfin une amazone venue du Burkina Faso qui fait tout elle-même (je veux dire paroles, musique et production) et qui n’a qu’une envie, c’est de vous séduire et vous faire danse, et vous aurez une sélection éclectique pour ce mois d’octobre. Bonne écoute !

Alleeeeez ! À chaque chanson, Kandy Guira vous invite à la danse, sa danse, son "Faso électropop" coloré en diable et remuant. Mais en Afrique, au Burkina Faso pour être précis, si on cause électro, on n’oublie jamais les instruments du coin, et dans cet album résonnent également, au milieu de sons urbains voir occidentaux, les bendrés burkinabé, des tambours qui secouent sans arrêt jusqu’au son de la cloche locale, le tchema. La femme, l’Afrique, l’amour, l’enfant, l’unité y sont ici chanté impeccablement avec toujours l’envie de faire danser. Alleeeez ! Au pays de Kandy, on ne peut pas rester stoïques, on ne peut qu’être joyeux, vivant, libre. Et sa voix sait très bien nous séduire, nous inviter à la danse, nous inviter aussi à découvrir son pays ses semblables. Au Burkina Faso, amour se dit Nonga, ensemble Nagtaba, et vie chère… ne se dit pas : on dit vie chère comme ici. Mais ça ne veut pas dire que le morceau éponyme de cet album est chanté en français, que nenni. En tous les cas un album joyeux, chaleureux et rythmé.

"Nagtabba," chez Que du Bonheur en Son.

Bretagne, Burkina, rose et Scandinavie

Chlorine Free

Entre jazz et funk, les Chlorine Free pondent là un album entièrement instrumental qui respire bon. Comme une fanfare de Louisiane biberonnée à l’électro, mais les machines, on ne les sent pas dans ces douze titres z’épatants. Le groupe construit autour d’une basse funky et d’un piano volubile s’enrichit au son hyper ici d’une flûte voltigeuse et d’un trombone de fanfare donc. Et bien sûr batterie et percussions pour une mini-rose qui fait le maximum joy. Un parfum donc de funk baladeur des années 70 et un groove tranquille qui vous saisit les hanches et vous fait bouger le cou façon girafe qui avance, ou Égyptien qui chaloupe c’est selon. Et pour le jazz, cela part parfois en free-style, tout en gardant l’allure, mais on revient immanquablement dans le funk. Yes !

"Mini rose", chez Seventy Three.

Octantrion

Autour d’un duo de musiciens joueurs d’instruments nordiques, Octantrion est une revisite des musiques de là-haut. Principlement des compositions, mais aussi des reprises de musiques traditionnelles suédoises et islandaises, ce deuxième opus est d’une richesse d’enfer et nous fait passe de musiques planantes et ténébreuses vers des musiques de transe viking. Et alors qu’on est pris dans un tourbillon de cordes nordiques surgit un balade folk chantée en anglais qui vous donne une bouffée… de calme. Superbe.

"II", chez Quart de Lune.

Annie Ebrel

Annie Ebrel, peut-être la meilleure chanteuse en langue bretonne actuelle, se penche sur l’œuvre et la poésie libre d’Anjela Duval, une paysanne bretonne reconnue décédée il y a 40 ans. Même Nolwenn Leroy l’a chantée ! Mais peut-être moins bien qu’Annie ebrel ne le fait, totalement plongée dans l’œuvre de la poétesse, et la chantant dans une musique folk aux parfums de world. Et cette jolie chanson qui donne le titre à l’album, et qui conte l’histoire d’une jeune femme qui reste tellement sage qu’elle vivra seule et triste toute sa vie. Pas comme Anjela Duval, qui disait : "Je veux devenir une petite poétesse, tel est le désir de mon cœur ici-bas". Bel album.

"Lellig", chez Coop Breizh.

Laurent Roustan
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