Un moment fort entre textes et musique

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Publié le , mis à jour

Le 15 octobre en soirée, était proposée par Vallon de Cultures et Les Amis de Pruines, la pièce interprétée par la Compagnie Le Bruit des Gens, "Requiem pour un paysan espagnol", d’après l’œuvre de Ramon J.Sender (1901-1982). À l’affiche, mise en scène et récitant Olivier Jeannelle, et à la guitare électrique Gilles Ndonda.

Nous sommes donc en 1936. Un prêtre s’apprête à célébrer une messe de Requiem pour un jeune homme du village qu’il a vu naître, grandir et qui a été exécuté par les Phalangistes à cause de lui et malgré lui. Il reçoit trois hommes redoutables, représentant l’ordre, le pouvoir et la noblesse, plus ou moins impliqués dans le meurtre de Paco. Sont évoqués en filigrane : la misère noire de l’Espagne d’alors, le système de domination des propriétaires terriens hérité de l’époque médiévale, les années troublées précédant la guerre d’Espagne et la connivence entre l’Église et le franquisme.

Tout amène le spectateur à entrer dans cette sombre histoire : les attitudes du comédien, ses regards profonds, ses déplacements, ses éclats de voix ou moments de silences angoissants (assourdissants !), le noir présent partout ; la lumière en pénombre mettant en relief le récitant et renvoyant au spectateur une image inquiétante et austère, ou les quelques instants plus légers, des moments de vie de ce village espagnol ; les ponctuations musicales du guitariste, génial, magicien des sons, transformant à l’occasion le son de sa guitare en glas funèbre ou installant progressivement une atmosphère pesante amenant dans le paysage sonore les ambiances sinistres et sombres qu’invoque le texte.

L’impact sur le public s’est traduit par la qualité d’écoute incroyable de l’auditoire et le silence profond démontrant sans ambiguïté que chacun a plongé sans effort dans cette histoire.

Un grand moment culturel et même au-delà pour les plus de 40 spectateurs.

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