Course pédestre : la Diagonale des fous, "c'est incomparable" pour Campanac

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  • Cinq coureurs de Ruthen’Run 12 ont pris le départ de la Diagonale des fous. Cinq coureurs de Ruthen’Run 12 ont pris le départ de la Diagonale des fous.
    Cinq coureurs de Ruthen’Run 12 ont pris le départ de la Diagonale des fous. Repro CP
Publié le , mis à jour

Le président de Ruthen’Run 12, Bruno Campanac, a terminé la Diagonale des fous à la 118e place en plus de 35 heures. Il nous raconte sa première "diag".

Trois jours après (entretien réalisé lundi) la course, comment vous sentez-vous ?

Franchement, je n’ai aucune séquelle, tout va bien. Demain (mardi), on attaque les randonnées. J’ai des collègues qui ont mal partout, des ampoules, les pieds en compote.

Vous êtes parti rapidement avec votre compère Massabuau pointant même dans le top 100 après les premiers points intermédiaires. Avec le recul, n’était-ce pas trop vite ?

Non, nous étions à notre allure. C’est au niveau diététique que j’ai fait de la m… Avec Jérôme (Massabuau, NDLR), nous avons mangé un hamburger une heure avant le départ. Je l’ai payé sur toute l’entame. À partir du premier ravitaillement, j’avais des crampes à l’estomac, envie de rendre. J’ai subi, je n’avais pas de punch, rien.

Comment ça se passe dans la tête à ce moment-là ? Avez-vous pensé à l’abandon ?

Non, jamais. J’étais parti pour aller au bout quitte à tout faire en randonnée. Vers le 30e kilomètre, je ne pouvais plus suivre Jérôme. Nous savions que dans une course aussi longue les coups de moins bien sont obligatoires. Je lui ai dit de faire sa course et que peut-être, je le rattraperai plus tard.

Derrière quoi se réfugie-t-on dans ces moments ?

Je n’avais d’autre choix que d’attendre que la douleur passe. Je n’étais pas bien du 30e au 100e kilomètre environ. J’ai fait deux siestes de 45 minutes dans des bases de vie. Tout en sachant que pas loin derrière, il y avait Cabrol, Chapelle et Gayraud.

Le déclic arrive à quel moment ?

Au niveau de Grand-Place, je suis dans une descente un peu après le 100e kilomètre. Les jambes reviennent et je fais toute la descente en courant. Je n’ai pas réfléchi, je me suis dit "prends du plaisir et on verra jusqu’à quand ça tient". J’ai couru avec un gars du coin formidable qui m’a beaucoup aidé, ils me conseillaient pour les parties techniques. Nous avons dû faire une quarantaine de kilomètres à bloc tous les deux. Un grand plaisir. Et là, nous redoublions beaucoup. Il m’a lâché sur la fin de course.

Ça ressemble à quoi la fin de course ?

C’est un cimetière, beaucoup de participants sont dans le dur, voire très dur. Et encore nous sommes dans les 150-200 premiers. Je n’imagine pas derrière.

Finalement, vous revenez sur votre partenaire Massabuau ?

Je le rattrape à la base de vie de Deux Bras. Nous nous croisons près d’un point d’eau. Je ne l’avais pas vu, je ne pensais pas encore l’avoir rattrapé. Il me dit : "Tu ne me reconnais pas Bruno ?" (rires). Il a eu des douleurs au genou. Il avait pris un coup sur un caillou en plus d’une douleur. On est reparti ensemble mais au bout de cinq minutes, j’avais les jambes et, lui, était en difficulté. Je suis parti.

Qu’en retirez-vous comme expérience ? Est-ce bien l’une des courses les plus dures au monde ?

Il n’y a aucun terrain comme cela en France, c’est incomparable. Le chemin des Anglais n’est fait que de galets et de gros cailloux. Chez nous, les cailloux, tu les évites. Là, tu sautes d’un sur l’autre. Les montées sont interminables. Tu penses être en haut puis tu as un léger faux plat et ça continue à monter. C’est fou.

Quel bilan tirez-vous de cette première ? Prêt à repartir ?

Une première en moins de 40 heures, c’est très bien. Nous finissons tous les cinq et en plus dans le top 500. Mon seul regret est de ne pas avoir mieux géré ma course et mes défaillances. Entre l’Américain et les deux jours précédant la course, nous pouvions faire mieux sur la diététique. Ça donne envie de faire mieux.

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Mickaël Nicolas
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