Lourdes : la Conférence des évêques une nouvelle fois face à la pédocriminalité dans l'Eglise

  • En novembre 2016 déjà, les évêques avaient demandé "pardon".
    En novembre 2016 déjà, les évêques avaient demandé "pardon". Archives CP - AFP - Pascal Pavani
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Les évêques de France se réunissent à Lourdes ce mardi 2 novembre pour une conférence d'une semaine au cours de laquelle les réponses à apporter au rapport Sauvé seront au centre des débats. Il y a 5 ans déjà, au même endroit, en 2016, les évêques avaient déjà demandé "pardon" face aux abus sexuels commis par des prêtres.
 

D'ici au 8 novembre, à Lourdes, les évêques de France auront la lourde tâche de trouver des réponses ou des compensations à apporter aux très nombreuses victimes dont fait état l'accablant rapport Sauvé.

Les résultats des travaux des évêques seront soumis à leur vote le 8 novembre. Des résultats qui seront donc particulièrement attendus cette année, puisque "la lutte contre les violences et les agressions sexuelles sur mineurs" représente la moitié des travaux des évêques lors de cette réunion annuelle, rapporte Midi Libre.

Ils avaient déjà demandé pardon pour leur "silence coupable"

Il sera donc question de la "responsabilité" mais aussi de l'indemnisation des victimes, un point important pour 80 % des catholiques. L'idée évoquée un temps de financer celle-ci par un appel aux dons des fidèles a été écartée, celle de la commission Sauvé préconisant plutôt un financement "à partir du patrimoine des agresseurs et de l'Eglise de France" sera étudiée.

Mais il faudra pour les évêques être beaucoup plus convaincants, aussi bien face aux fidèles que devant l'opinion publique. Lors de la Conférence des évêques de novembre 2016, toujours à Lourdes, les évêques de France avaient déjà solennellement demandé pardon pour le "trop long silence coupable" de l'Eglise face aux abus sexuels commis par des prêtres, après des mois de scandales. "Nous n'avons pas assez écouté ces victimes comme elles l'attendaient, (...) nous avons manqué de courage pour prendre les mesures qui s'imposaient", a alors estimé l'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois. 

En 2016, l'Eglise était déjà touchée par des révélations en chaîne de suspicions d'abus sexuels impliquant des prêtres. L'emblématique affaire du père Bernard Preynat, prêtre lyonnais soupçonné d'avoir abusé de près de 70 jeunes scouts, a plombé l'image du cardinal Philippe Barbarin, l'archevêque de Lyon.

L. R. avec M. M.
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