Bassin decazevillois : Gérard Pertus livre les « Nouvelles du Pays noir III »

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  • Gérard Pertus, dans une ruelle qu’il arpentait durant sa jeunesse, avec ses Nouvelles du Pays noir.
    Gérard Pertus, dans une ruelle qu’il arpentait durant sa jeunesse, avec ses Nouvelles du Pays noir. D.L.
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Gérard Pertus, à la retraite depuis 16 ans, est féru d’histoire locale, amoureux de la musique traditionnelle, de la langue d’oc et du patrimoine.

On connaît aussi son penchant pour l’écriture. Il a d’ailleurs signé plusieurs ouvrages : Le quartier de Cantagrel (1950-60), Les mines de Saint-Santin, Zn (histoires autour du zinc à Viviez). Il est également coauteur avec Michel Herranz de sept ouvrages richement illustrés sur l’histoire industrielle et minière du Bassin decazevillois, édités par l’Aspibd.
Mais, par-dessus tout, Gérard est imprégné de sa jeunesse, alors que les rues de Cantagrel et le site de la Découverte lui servaient de terrain de jeu. Il aime se rappeler les histoires que lui racontaient les anciens, et entreprend des recherches sur des événements plus ou moins oubliés. De cet humus socioculturel jaillit une idée : rédiger des nouvelles. « Je pars toujours d’un personnage ou d’un fait réels et s’y ajoute une touche romancée », explique-t-il.

Cinq nouvelles

C’est ainsi que sont nées les « Nouvelles du Pays noir », le tome I est sorti en 2016, le tome II en 2017. Nous vous présentons le tome III, publié à compte d’auteur et réalisé à l’Imprimerie du Bassin, qui contient cinq nouvelles et nous embarque pour un voyage insolite. « La petite Barcelone », inspirée par son histoire familiale, retrace le parcours d’un émigré qui quitte le sud de l’Espagne, séjourne malgré lui dans le Rif, se retrouve dans les Asturies, et atterrit à Decazeville en 1935 pour devenir mineur.
« Lingot funeste » revient sur un tragique fait divers d’un métallo qui travaillait au haut-fourneau. Ce drame rappelle les difficultés du métier, ses dangers mais aussi la solidarité du monde ouvrier.
« Le pape et Staline » fait un zoom sur les élections au Gua, le village rue d’Aubin, avant et après la Seconde Guerre mondiale, avec une concurrence exacerbée entre communistes et « bons bourgeois ». D’après les anecdotes d’un habitant du Gua qui travaillait aux mines de Cransac.
« Pas si bête » évoque avec moult détails la dangerosité des mines de fond avec un regard sur les animaux : chevaux, rats, chats… La fin du texte est surprenante.
« La montagne qui marche » rappelle un glissement de terrain qui s’est produit à Cérons, en 1959 qui avait englouti trois maisons et obstrué le ruisseau du Banel. La nouvelle se conclut par une évocation du village de Buffet qui disparut avec l’extension de la Découverte où Gérard Pertus revient sur ses souvenirs d’enfance.
Un livre joliment écrit.
En vente à la Maison de la presse à Decazeville et les boutiques de proximité des villages.


 

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D.L.
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