Quand les horodateurs parisiens buggent

  • Les horodateurs n'ont pas reconnu les modes de paiement.
    Les horodateurs n'ont pas reconnu les modes de paiement.
Publié le

Suite à un bugg informatique, les horodateurs parisiens n'ont pas reconnu les paiements. S'en est suivie une  pluie d'amendes injustifiées. 

Depuis le 16 septembre et jusqu'à récemment , une anomalie dans le logiciel des horodateurs de la ville a conduit à la distribution d’amendes, injustifiées partout dans la capitale. Le bug n'épargne pas, non plus, le stationnement résidentiel. 

Après enquête, il s’est avéré que le problème provenait du système informatique de gestion des tickets virtuels de stationnement de surface. Tous les forfaits post-stationnement indus ont été annulés, selon la mairie de Paris. Dans les semaines qui ont suivi, les faux contrevenants ont en effet reçu autant de courriers d’annulation que de PV dressés par erreur.

Dans certains cas, des riverains ont payé rapidement afin de pouvoir contester les amendes. Ces derniers ne seront pas lésés pour autant. Ils viennent de recevoir, cette semaine pour certains, un mail  leur expliquant la démarche à suivre afin d’être également remboursés. Leur rapidité de paiement et leur civisme ne doivent pas se retourner contre eux pour éviter une double pleine bien mal venue dans un contexte d’erreur informatique, selon la mairie.

D’ailleurs, le courriel envoyé par l'Hôtel-de-ville commence par expliquer la situation aux destinataires parfois dubitatifs. « Vos tickets de paiement n’étaient pas reconnus par les contrôleurs", est-il notamment précisé. "Nous vous informons que le problème a été résolu et vos droits rétablis. Vous pouvez utiliser à nouveau vos droits d’abonnés », ajoute la Ville. 

Une arnaque ? 

Quant à la procédure de remboursement, il est demandé d’envoyer par mail - à DVD-DDVP-DCS@paris.fr - un relevé d’identité bancaire, une copie d’une pièce d’identité, justificatif de domicile et numéro d’immatriculation. Une procédure qui ressemble à bien des filouteries régulières sur Internet, où les malfrats usurpent les données transmises pour dépouiller leurs victimes. À tel point que certains s’interrogent et n’ont pas osé répondre et ont mis directement ce mail dans les indésirables. Ce n'est pourtant pas une arnaque mais bel et bien la procédure pour se faire rembourser. 

Centre Presse
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?