Aveyron : un jeune homme de 22 ans enlevé à Capdenac-Gare et torturé à Boisse-Penchot

  • Les gendarmes ont poursuivi ce vendredi leurs investigations sur le terrain.
    Les gendarmes ont poursuivi ce vendredi leurs investigations sur le terrain. DDM/BHSP
  • Les gendarmes mènent une enquête de voisinage.
    Les gendarmes mènent une enquête de voisinage. DDM/BHSP
  • Les gendarmes enquêtent depuis mercredi après-midi.
    Les gendarmes enquêtent depuis mercredi après-midi. DDM/BHSP
Publié le , mis à jour

Mercredi 10 novembre, un jeune Capdenacois de 22 ans aurait été enlevé près de son domicile, puis torturé sur les hauteurs de Boisse-Penchot avant d’être relâché par ses ravisseurs.

Mercredi 10 novembre en milieu d’après-midi, les gendarmes de Capdenac-Gare ont été alertés qu’un enlèvement venait d’être commis dans Capdenac.
Une alerte donnée par la compagne de la victime qui est un jeune Capdenacois de 22 ans.
Immédiatement, un vaste dispositif impliquant les gendarmes de la compagnie de gendarmerie de Villefranche-de-Rouergue, dont la brigade de recherches et le PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie) était mis en place.
Selon nos informations, les investigations menées sur la téléphonie du jeune homme auraient permis aux enquêteurs de se diriger vers Boisse-Penchot où le téléphone de la victime aurait « borné », c’est-à-dire activé un relais téléphonique à proximité, mais couvrant un large périmètre.
Des recherches étaient alors engagées mais c’est entre 18 h 30 et 19 heures, soit environ 3 heures après l’enlèvement, que le jeune homme était retrouvé, après s’être présenté dévêtu et blessé, dans un commerce de Boisse-Penchot.
Ayant manifestement subi des violences, le jeune Capdenacois a été pris en charge par les sapeurs-pompiers du bassin decazevillois qui l’ont conduit vers un centre hospitalier.
Depuis mercredi, l’enquête en flagrance ouverte par les gendarmes se poursuit. Vendredi 12 novembre, une quinzaine de militaires ont continué leurs investigations sur le terrain, notamment avec une enquête de voisinage afin de recueillir un maximum d’éléments, d’indices pouvant permettre de remonter aux ravisseurs du jeune homme qui aurait été torturé plusieurs heures dans les bois sur les hauteurs de Boisse-Penchot.

Cible principale ou victime collatérale ?

Qui sont ces ravisseurs ? Quels motifs les ont conduits à ces faits d’enlèvement, séquestration, actes de torture et de barbarie, lesquels s’ils sont avérés sont passibles de la cour d’assises ? Vengeance, intimidation, expédition punitive ?
Le jeune Capdenacois était il la cible principale de cette opération rarement vue en Aveyron, d’autant plus que les ravisseurs auraient porté des brassards de policiers ; ou bien est-il une victime collatérale en étant proche ou en relation avec une autre personne recherchée par les ravisseurs ? L’ont-ils relâché volontairement ou bien contraints de le faire en raison des recherches engagées par les gendarmes à proximité ?
Autant de questions que l’audition du jeune Capdenacois, de sa compagne, des témoins, mais aussi que l’enquête de voisinage et les investigations techniques (vidéosurveillance, téléphonie) vont sans doute éclaircir.
Et permettront peut-être l’arrestation des ravisseurs à l’angoissant modus operandi.
Contacté, le parquet de Rodez n’a pas souhaité faire de commentaire sur ce dossier.

" Il était dénudé et vraiment mal en point "

Mercredi vers 18 h 30, le jeune Capdenacois victime d’enlèvement à Capdenac s’est présenté dans un commerce de Boisse-Penchot : « Il était dénudé, il ne portait qu’un caleçon. Il était vraiment mal ! Très amoché.
Il avait des marques de coups, notamment sur le dos », explique la commerçante, encore choquée.
« Il m’a dit qu’il avait été enlevé à Capdenac. Il devait faire des courses avec sa copine. En partant de chez lui, il a vu plusieurs hommes sortir d’une fourgonnette blanche. Ils portaient des brassards avec l’inscription Police et l’ont forcé à monter dans la fourgonnette. C’est son amie qui a donné l’alerte.
Il m’a dit qu’il avait été emmené dans les bois sur les hauteurs de Boisse-Penchot où il a été torturé plusieurs heures.
Avec des coups de marteau partout sur le corps, des liens très serrés aux poignets et aux chevilles, peut-être des menottes. Des aiguilles chauffées à blancs enfoncées dans la peau de son visage. C’est affreux.
Il a dit qu’il a ensuite été relâché. Il est redescendu vers le village et est entré dans mon commerce. Il y avait déjà des gendarmes dans le village qui faisaient des recherches depuis l’après-midi. Apparemment, son téléphone avait été géolocalisé dans le coin.
Les pompiers sont arrivés et ont pris en charge ce jeune qui souffrait beaucoup.
C’est affreux. C’est incroyable de voir que ce genre de choses peut arriver ici. Mais ce qui me désole aussi, c’est que deux automobilistes l’ont vu dénudé sur la route et ne se sont pas arrêtés», conclut la commerçante qui a été entendue par les enquêteurs.

Bernard-Hugues Saint-Paul
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