Moto : deux Aveyronnais au départ du prochain Dakar

  • Julien Barthélémy et Kévin Durand rêvent de franchir l’arrivée ensemble. Julien Barthélémy et Kévin Durand rêvent de franchir l’arrivée ensemble.
    Julien Barthélémy et Kévin Durand rêvent de franchir l’arrivée ensemble. DR - DR
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Si les Aveyronnais Loïc Minaudier, Florent Vayssade et Lionel Costes se sont reconvertis aux quatre roues, Julien Barthélémy et Kévin Durand reprendront le flambeau sur l’édition 2022 du Dakar, du 1er au 14 janvier, en Arabie Saoudite.

Le dernier cité prévient d’emblée : "Je suis passionné de moto depuis toujours." Le Magrinois, âgé de 31 ans et gérant de la Maison de l’Aveyron, une entreprise familiale distribuant des produits locaux en circuit court, enchaîne : "J’ai surtout pratiqué pour le plaisir, mais depuis trois ans, je me suis lancé dans la compétition en faisant de l’enduro." Une envie de compétition née lors d’une rencontre avec le Saint-Affricain Julien Barthélemy, titulaire d’un brevet d’État et formateur en motocross, enduro, mais aussi dans d’autres disciplines avec sa société Air Globe.

Deux rallyes terminés ensemble

Au fil des formations une amitié est née entre les deux hommes. "Nous avons rapidement sympathisé et sous son coaching, j’ai commencé à faire quelques compétitions d’enduro. Puis l’envie de faire le Dakar est venue, c’est un rêve pour tous les motards." Le Dakar, Julien Barthélémy connaît bien puisque cela fait plus de dix ans qu’il y participe du côté de l’organisation en tant que responsable des départs des spéciales. "Comme il connaissait bien le milieu, je lui ai proposé qu’on fasse le Dakar ensemble et de fil en aiguille, nous avons bâti un projet commun pour l’édition 2022 (1er -14 janvier, en Arabie Saoudite)", explique Kévin Durand. En guise de préparation, les deux hommes s’entraînent d’arrache-pied tant sur la moto que physiquement : "Afin de nous préparer au mieux, nous avons participé à l’Andalucia rallye (12-16 mai) et à celui du Maroc (8-13 octobre). Nous avons franchi la ligne d’arrivée à chaque fois, même si je me suis cassé le poignet en chutant sur le premier. Je fais également beaucoup de préparation physique car le Dakar, c’est long. " Les deux hommes y seront en selle sur des 450 Honda de la team italienne RS Moto Factory. "Nous avons choisi cette solution afin de pouvoir bénéficier d’une assistance le soir au bivouac, précise le Magrinois. Car faire de la malle-moto (le pilote doit assurer seul l’entretien) n’est pas évident pour une première participation."

Julien Barthélémy, qui a participé au championnat de France d’enduro il y a quelques années, prendra, lui, le départ essentiellement pour aider Kévin Durand : "Je suis là pour l’accompagner, l’aider à garder son rythme. Nous allons rouler en duo et je tiendrai le rôle d’entraîneur pour lui donner toutes les chances de réaliser son objectif : être à l’arrivée." Mais si le pilote de 38 ans la joue collectif, il pourrait peut-être avoir sa carte à jouer en individuel. À travers les canyons et les dunes, il y aura donc l’élève et le professeur, mais aussi deux amis partageant la même passion et un objectif identique : franchir la ligne d’arrivée ensemble à Jeddah, le 14 janvier, au terme de plus de 8 000 kilomètres de parcours.

Serge Carrière
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