Menuiseries Devic, l’esprit de conquête ruthénois depuis cent ans

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  • Thierry Devic et son fils Nicolas.
    Thierry Devic et son fils Nicolas. José A. Torres
  • L’entreprise produit 350 fenêtres par jour.
    L’entreprise produit 350 fenêtres par jour. José A. Torres
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    L’entreprise produit 350 fenêtres par jour. José A. Torres
Publié le , mis à jour

Fondée en 1928 à Rodez par Fernand Devic, l’entreprise familiale restée à taille humaine conserve ses valeurs, sa passion et son dynamisme. Spécialiste des menuiseries bois, PVC et alu avec des clients professionnels dans toute la France, elle mise sur la recherche et le développement pour rester compétitive sur un marché très concurrentiel.

Fondée en 1928 à Rodez par Fernand Devic, l’entreprise familiale restée à taille humaine conserve ses valeurs, sa passion et son dynamisme. Spécialiste des menuiseries bois, PVC et alu avec des clients professionnels dans toute la France, elle mise sur la recherche et le développement pour rester compétitive sur un marché très concurrentiel.

En 1928, Fernand Devic installe sa société en centre-ville de Rodez, rue du Bourguet Nau. En 1960, son fils Raymond prend la relève et déménage rue Eugène-Loup, près des anciens haras, avant de faire construire un premier atelier dans la zone de Bel Air en 1974. Son fils Thierry prend les manettes de l’entreprise en 2002, rejoint par son propre fils, Nicolas, en 2019. Devic en est aujourd’hui à la quatrième génération et ses fondations sont solides : qualité, relation et satisfaction client sont des préoccupations quotidiennes.

À ses débuts, l’entreprise fabriquait des menuiseries intérieures et extérieures, mais elle s’est rapidement spécialisée dans la fenêtre et a diversifié ses matériaux en ajoutant le PVC en 1984 et l’aluminium en 2002. "Notre activité est purement industrielle. Nous concevons, fabriquons et vendons des menuiseries à des négociants, des professionnels et des artisans. Nous ne faisons pas la pose", explique Thierry Devic pour qui " fabriquer et livrer sont devenus des services de base auxquels il faut ajouter des services connexes basés sur les nouvelles technologies comme les menuiseries connectées ou sur le développement durable avec le recyclage des menuiseries anciennes pour se démarquer. Nous sommes dans une démarche permanente d’amélioration, d’innovation, de recherche et de développement. C’est un investissement humain et financier, mais nous n’avons pas le choix si l’on veut rester dans la course."

 

Investir pour grossir et s’en sortir

Thierry Devic est persuadé qu’il n’y a plus de place pour les petits. "Si l’on veut s’en sortir, il faut investir et aller chercher du chiffre pour atteindre une taille moyenne. Si nous ne l’avions pas fait, nous aurions dû passer la main ou nous serions déjà morts, j’en suis convaincu", insiste le patron, âgé de 57 ans, qui se dit fier de maintenir son activité à Rodez et de contribuer ainsi à l’économie locale. Pour pérenniser l’entreprise familiale, que son fils Nicolas reprendra dans quelques années, il a engagé de lourds investissements : "Nos ateliers devenaient trop justes en capacité de production alors nous avons acheté plusieurs terrains autour de nos bâtiments sur la zone de Bel Air afin de passer de 11 000 m² à 22 000 m² couverts." Un investissement de 20 millions d’euros qui va se faire en deux phases.

La première, pour un montant de 13 millions d’euros, est déjà lancée avec l’achat du foncier, la construction des bâtiments et l’achat de nouvelles machines. "Nous déposons le permis de construire fin novembre, reprend le chef d’entreprise. Si tout va bien, les travaux devraient commencer début 2022 pour se terminer en fin d’année. Après, il faudra encore attendre de recevoir les machines. Nous venons de les commander, mais comme elles contiennent de nombreux composants électroniques et que c’est la pénurie actuellement en raison de la très forte reprise d’activité au niveau mondial, il y a un an et demi de délai. On devrait donc réceptionner le tout fin 2023." La seconde phase de 7 millions d’euros sera lancée en suivant, "si le marché reste soutenu".

Des embauches à venir

Ce dernier a beau être très concurrentiel avec près de 700 menuiseries industrielles dans l’Hexagone et des pays d’Europe de l’Est qui vendent au prix de revient des fabricants français, Devic enregistre une progression de 10 à 15 % de son chiffre d’affaires chaque année depuis cinq ans. "Nous étions à 12 ou 13 millions d’euros il y a cinq ans, nous devrions atteindre 22 millions d’euros à la fin de l’année, se félicite Thierry Devic. Et on ne compte pas s’arrêter là."

Le PDG emploie 110 personnes ; un quart à l’administratif (un comité de direction, des responsables d’atelier, d’expédition et de maintenance, un service informatique et une équipe commerciale), un quart à l’atelier bois, un quart au PVC et un quart à l’alu. Avec les investissements prévus ces prochaines années, il pense embaucher 40 personnes à l’horizon d’ici quatre ans.

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