Crédit immobilier : changer d'assurance emprunteur à tout moment et payer moins ?

  • Le coût de l'assurance du prêt immobilier est plus élevé bien souvent que le montant des intérêts à payer.
    Le coût de l'assurance du prêt immobilier est plus élevé bien souvent que le montant des intérêts à payer. Repro CPA
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Les députés débattent ce jeudi d'une proposition de loi qui donnerait la possibilité aux propriétaires de logement de changer d'assurance emprunteur à tout moment, et non plus simplement à la date d'anniversaire du contrat. Une proposition qui permettrait aux consommateurs de faire des économies.

Les taux immobiliers sont au plus bas depuis plusieurs mois. Une très bonne nouvelle pour les particuliers qui souscrivent un crédit. Mais pour payer encore moins cher, il y a un élément essentiel à regarder : c'est le coût de l'assurance du prêt qui prend en charge tout ou partie des échéances en cas de sinistre (décès, incapacité-invalidité, chômage...). Or, il est plus élevé bien souvent que le montant des intérêts à payer. Il y a un moyen imparable de faire des économies : refuser l'assurance de la banque bien plus cher que les offres alternatives avec des garanties équivalentes. Sauf que dans la pratique aujourd'hui, il n'est pas toujours facile de passer à la concurrence.

Une réforme qui est examinée ce jeudi à l'Assemblée nationale souhaite permettre aux consommateurs de pouvoir changer d'assurance à tout moment. À l’heure actuelle, les banques détiennent aujourd'hui près de 90% de ce marché, qui pèse 7 milliards d'euros de chiffres d'affaires par an pour 7 millions de foyers assurés.

Des marges importantes pour les organismes bancaires

« L'assurance emprunteur est surtout une formidable vache à lait pour les banques. Sur 100 € de prime payés par les assurés, seulement 32 € sont reversés en indemnisation. Autrement dit les banques réalisent une marge de 68%. Un tel niveau est sans égal en assurance. À titre de comparaison, il est deux à trois fois supérieur à ceux pratiqués en assurances habitation et automobile », souligne l'UFC-Que-Choisir ce mardi. Avec cette proposition de loi, soutenue par le gouvernement, les ménages peuvent en moyenne obtenir une économie d'au moins 550 millions d'euros par an, d'après les calculs de l'association de consommateurs.

Centre Presse Aveyron
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