Aveyron : après la liquidation de SAM, la colère de la présidente de Région et l'incompréhension des syndicats

  • Carole Delga dénonce "une décision brutale" du tribunal de commerce de Toulouse.
    Carole Delga dénonce "une décision brutale" du tribunal de commerce de Toulouse. - Archives Centre Presse
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La présidente de la Région Occitanie Carole Delga dénonce "une décision brutale" pour les 333 salariés.

Mardi soir, la présidente de Région, Carole Delga, s'était déjà dite "choquée" et "indignée" après le refus de Renault de suivre l'unique repreneur de Sam, Patrick Bellity. Ce vendredi, elle a dénoncé "la décision brutale" du tribunal de commerce de Toulouse d'acter la cessation d'activité immédiate de la fonderie aveyronnaise. "Mon premier message est destiné aux 333 salariés et à leur famille. Ils se sont battus sans relâche et avec dignité pour sauver leur usine. Je partage leur indignation et je tiens à leur dire, ainsi qu'à l'ensemble des habitants du territoire, que ma détermination reste intacte. Lundi prochain, je les rencontrerai en présence des représentants syndicaux et des élus locaux. Je tiens à échanger avec eux pour envisager les perspectives d'avenir. Nous ferons en sorte d'apporter de nouvelles solutions ; nous y travaillons. Sachez que la Région continuera d'investir et de consacrer toute son énergie à la réindustrialisation du bassin decazevillois."

"L'État doit réagir !"

Dans un communiqué de presse, Carole Delga rappelle que ce même lundi, où elle sera à Viviez, le président de la République, Emmanuel Macron, recevra les PDG de Renault et Stellantis pour annoncer de nouvelles aides publiques de plusieurs milliards d'euros au secteur automobile. "Je demande solennellement au président de la République d'exiger de Renault des engagements clairs en contrepartie de ces financements. Depuis plus de 20 ans, l'Etat a toujours été très présent pour ce fleuron national. Ce soutien ne peut être acceptable si les constructeurs se dédouanent de leurs obligations de solidarité envers leurs sous-traitants français. Comment comprendre ce soutien, alors même que leur attitude conduit, aujourd'hui, au licenciement de 333 salariés avant Noël ? L'État doit réagir ! Je le réaffirme : Il ne peut y avoir de discours fort sur la souveraineté et la réindustrialisation de notre pays sans actes concrets pour le maintien des emplois, des usines et des savoir-faire dans nos territoires."

En attendant de rencontrer la présidente de Région lundi, les syndicats sont stupéfaits de la fermeture de leur usine, en la personne de Sébastien Lallier, représentant CGT.

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Les commentaires (2)
PISSADOU Il y a 2 mois Le 27/11/2021 à 04:08

Nos politiques ne cessent de renflouer à coup de milliards nos entreprises....Ils trouvent même cela tout à fait normal.
Et puis, soudain, comme on peut le voir régulièrement, l'entreprise ferme, et met à plat non seulement l'ensemble de ces salariés, mais très souvent la région ou elle est implantée.
Et là, nos politiques, à l'image de C. Delga, soudainement se réveillent et avec la même force que celle qu'ils avaient pour allouer des milliards, demandent alors restitution et crient au scandale !!
Mme la présidente, les ouvriers ne sont pas dupes !
Arrêtez votre cinéma!
Ce genre de comportement est d'une tristesse incommensurable, inacceptable, en même temps nous y sommes tous bien habitués!
Désolé, mais je suis outré !

Tenez bons camarades !

Dentalco12 Il y a 2 mois Le 26/11/2021 à 17:17

C'est triste mais....
Tous ces travailleurs , toutes ces entreprises qui se tournent vers l'état , la région, la mairie pour sauver leur emploi . Mais est ce que ces travailleurs et leurs employeurs pensaient à se fournir localement et, à leurs clients.
Par exemple, pour la SAM ou la BOSCH, est ce que les salariés achetaient , en priorité des véhicules RENAULT ou Français ou Européens ? Est ce que pour leurs achats personnels, ces gens achetaient localement . La force ou l'attractivité d'un secteur c'est la responsabilité de tous !