Jean-Michel Fournier, un Aveyronnais de naissance qui a pris l’accent parisien

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  • Jean-Michel Fournier a repris Le Parisien en septembre 2016 et il est comme un poisson dans l’eau à la tête de cette brasserie du 6e arrondissement.	Rui Dos Santos
    Jean-Michel Fournier a repris Le Parisien en septembre 2016 et il est comme un poisson dans l’eau à la tête de cette brasserie du 6e arrondissement. Rui Dos Santos
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Natif de Rodez, originaire de Montézic, ce quinqua bon vivant aurait pu devenir électricien. Il a été pris dans un autre courant, devenant ainsi un ardent défenseur de la gastronomie du pays à la capitale. Après avoir tenu plusieurs affaires, en attendant de connaître peut-être de nouvelles aventures, il possède actuellement Le Parisien, dans le 6e arrondissement.

Il s’était formé pour devenir électricien. Avec pour objectif la maintenance des barrages hydroélectriques de la Truyère. Pas franchement original pour cet enfant de Montézic car, s’il est né à Rodez, le 6 novembre 1969, il a, en effet, grandi dans ce village situé sur le plateau de la Viadène, avec les pieds dans le ruisseau des Vergnes. En fin de compte, il n’a jamais sillonné ces galeries souterraines. Il a ainsi préféré "turbiner" à Paris !

Car, si sa première expérience a eu pour décor le bar du camping des Tours à Saint-Amans-des-Côts, il est ensuite monté à la capitale... Pour ne plus jamais en redescendre ! Le seul de la fratrie à l’avoir fait puisque ses deux frères et sa sœur sont restés au pays. C’est ainsi que Gilbert et Jean-Louis Costes l’ont pris sous leurs ailes et il est devenu garçon de café. Il n’a pas oublié : le 9 septembre 1990. Il y a des dates qui marquent ! En trois décennies, de l’eau a coulé sous les ponts de la Seine et, si Jean-Michel Fournier puise ses forces dans ses racines aveyronnaises, il n’hésite pas à sortir son passeport parisien. Non, il n’a pas tourné le dos à son département de naissance mais il a pris accent et nationalité de la capitale.

Ses premières armes dans le service ont eu lieu au Café Beaubourg. Il a ensuite enchainé les expériences. Comme gérant tout d’abord, avant d’avoir les clés de divers établissements : brasseries, tabac-jeux, cave à vins et à cigares, hôtel... "Je me lasse au bout de cinq ou six ans au même endroit, glisse-t-il pour expliquer cette bougeotte. J’aime voir autre chose, découvrir aussi une autre clientèle et, également, me remettre en question".

Depuis septembre 2016, le jeune quinquagénaire nord-aveyronnais, sociétaire du Sport quilles rouergat, présidé par son pote Laurent Cayla, est aux commandes de la brasserie Le Parisien. "J’ai eu un coup de foudre pour ce petit bistrot de quartier. Tout a été réglé en une semaine", se réjouit-il. Fermé alors depuis quatre ou cinq mois, ce lieu a retrouvé ses lettres de noblesse. Avec ses 63 places assises, Le Parisien et ses sept fidèles salariés accueillent six jours par semaine (fermeture hebdomadaire le dimanche) une clientèle de boutiques de luxe (elles sont très nombreuses dans le quartier !) et de touristes.

La brasserie Le Parisien est située 54 rue du Four à Paris, dans le 6e arrondissement. Elle est ouverte du lundi au samedi, de 7 heures à 22 heures. Plus de renseignements et réservations au 01 58 90 14 09.
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A Paris, Rui DOS SANTOS
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