Aveyron : il s'en prend à des surveillants de la prison de Druelle, six mois ferme de plus

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  • "Les agressions de surveillants à Druelle sont rares et il ne faut pas que cela change !", a fait remarquer Esther Paillette, substitut procureur.
    "Les agressions de surveillants à Druelle sont rares et il ne faut pas que cela change !", a fait remarquer Esther Paillette, substitut procureur. Centre Presse - José A. Torres
Publié le , mis à jour

Coups, menaces de mort, insultes... La matinée du 24 novembre fut agitée à la maison d'arrêt de Druelle.

Six mois ferme. Après avoir fêté sa majorité en détention début novembre, un jeune homme originaire du quartier des Izards à Toulouse devra encore patienter pour retrouver sa liberté. Six mois, au moins, qui sont venus s'ajouter à une peine qu'il purge actuellement pour détention de produits stupéfiants et usurpation d'identité. La raison ? Le 24 novembre dernier, alors qu'il vient tout juste d'être transféré de la prison pour mineurs de Lavaur à la maison d'arrêt de Druelle, il "perd son sang-froid" devant plusieurs surveillants qui viennent de lui signifier qu'il est "trop en retard" pour suivre les cours dispensés à l'école de l'établissement pénitentiaire. "J'avais seulement mes chaussures à mettre avant qu'ils me referment la porte au nez !", explique-t-il devant le tribunal. S'en suivront de nombreuses insultes, menaces de mort et des coups portés sur le torse d'un surveillant. "J'ai explosé, je regrette mes actes", se défend-il. Le hic, c'est qu'après avoir été maîtrisé par six agents pénitentiaires et placé en quartier disciplinaire, le détenu réitère ses menaces de mort. Et notamment à destination d'un surveillant, coupable selon lui "de ne pas me traiter comme les autres et de m'avoir bousculé dans les escaliers quelques jours plus tôt".

"Ras-le-bol" des agents pénitentiaires

Des accusations "graves et balancées à l'audience sans aucune preuve", rappelle la procureur, Esther Paillette, "gênée par ce mode de défense". "On remet ici en cause la probité des victimes alors que l'une d'elles n'a jamais eu aucun souci avec des détenus en quinze ans de carrière !", s'énerve-t-elle. Absent de l'audience, le surveillant a d'ailleurs souhaité faire part de son "ras-le-bol", par la voix de son conseil Me Elsa Cazor. Dans sa plaidoirie, la pénaliste a rappelé les conditions de travail particulièrement difficiles des agents pénitentiaires "à qui on demande de conserver leur sang-froid tous les jours face à ces comportements inacceptables". "On parle beaucoup des agressions subies par les gendarmes, les policiers mais moins de celles des agents pénitentiaires. C'est tout aussi inacceptable", abonde son confrère Me Bruce Flavier. Et de demander 900€ de dommages et intérêts pour son client. "J'ai dit que je regrettais, ça ne suffit pas, je m'excuse. Qu'est-ce qu'il va faire avec cet argent ? S'acheter un nouveau gilet pare-balles ?", s'est énervé le jeune prévenu, avant de recevoir sa condamnation. Et d'être transféré à la maison d'arrêt d'Albi. Interdit de paraître à Toulouse après plusieurs condamnations pour trafic de stupéfiants, le jeune homme a indiqué au tribunal qu'il souhaitait "s'engager dans l'armée" à sa sortie. "Il vous faudra être à l'heure le matin dans ce cas et garder votre sang-froid", lui a fait remarquer Me Elsa Cazor...

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