Football - Rodez : Nîmes dompté dans l’arène... ruthénoise

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  • Les Ruthénois de Jordan Leborgne ont rarement été mis en danger.
    Les Ruthénois de Jordan Leborgne ont rarement été mis en danger. Centre Presse - Jean-Louis Bories
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Au terme d’un match maîtrisé (1-0) face à de bien pâles Nîmois vendredi soir, lors de la 17e journée de Ligue 2, les Ruthénois enchaînent un deuxième succès en championnat et se hissent à la septième place !

Après la cagade à Cannes (1-1, 3-2 tab) samedi dernier, lors du 8e tour de la Coupe de France, Rodez était attendu au tournant en championnat dans le faux derby contre Nîmes, vendredi soir à Paul-Lignon, par ses supporters et même son président, Pierre-Olivier Murat. « J’attends une grosse réaction de mes joueurs, confiait le dirigeant mardi. Une victoire, rien de plus. Et que le public pousse fort. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que sur le terrain comme dans les tribunes, il a été entendu ! « Les matches références, ce sont des trucs à la con. En revanche, il y a des matches qui permettent de basculer », avait aussi dit « POM ». Et ce succès pourrait bien en être un pour des sang et or peut-être lancés vers une épopée inattendue : celle de la course au barrage d’accession en Ligue 1.

Vendredi soir, on a senti d’emblée qu’ils avaient à cœur de se faire pardonner, comme l’avait indiqué l’attaquant ruthénois Ugo Bonnet. Dès la 8e minute, son binôme offensif Malaly Dembélé s’est arraché pour parvenir à décaler Nassim Ouammou, lancé en profondeur dans la foulée par le meilleur buteur de l’ère Peyrelade. Son centre a trouvé le premier passeur, qui a manqué la cible depuis l’entrée de la surface. Peu de temps après, on retrouvait le piston gauche, auteur d’une récupération haute pleine d’énergie, à la baguette pour Ugo Bonnet, attrapé par l’épaule dans la surface par le défenseur nîmois Kelyan Guessoum.

Penalty. Ou plutôt Panenka de Jordan Leborgne pour ouvrir le score (14e, 1-0) et récidiver après avoir fait de même à Nancy (0-2) il y a deux semaines, déjà à la suite d’une faute sur son coéquipier originaire de Montpellier, l’ennemi juré des Crocos. Le public de Paul-Lignon était déjà debout depuis une minute, dès la 13e, pour rendre hommage au défenseur du Raf Amiran Sanaia, atteint d’un cancer et porteur du numéro 13.

Derrière, les Aveyronnais ont continué à dominer, mais plus timidement : la tentative de Ouammou a été facilement captée par le gardien du NO Bratveit (25e), Bonnet a manqué son centre alors qu’il aurait dû tirer (37e) puis a frappé au lieu de centrer (39e). En face, Nîmes a balbutié son football pour se montrer dangereux, à peine, sur un coup franc direct de Benrahou (42e).

Le deuxième but n’était pas loin

Au retour des vestiaires, le Raf a bien tenté de faire le break, mais Dembélé a oublié ses coéquipiers dans un contre mené à trois contre deux (50e), puis Ouammou et Bonnet ont vu leur tir repoussé coup sur coup par le dernier rempart adverse (54e). Les Gardois, eux, auraient dû égaliser, mais le latéral droit Burner, seul face au but pratiquement vide, a raté l’immanquable (62e).

Derrière, ils ont poussé, mais les sang et or ont fait le dos rond jusqu’au bout. Résultat : les voilà septièmes de Ligue 2 ce matin, à deux places des play-offs d’accession… dans l’élite ! Oui, oui, Rodez !

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