Bosch Rodez : un accord "porteur d’espoir" pour la ministre Agnès Pannier-Runacher

  • Agnès Pannier-Runacher, ici en visite à l'usine Bosch Rodez, en 2019.
    Agnès Pannier-Runacher, ici en visite à l'usine Bosch Rodez, en 2019. Centre Presse - Joel Born
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Comme prévu, les syndicats ont signé un accord entérinant une transformation industrielle du site de Rodez et le passage de 1150 à 513 salariés d'ici 2025. 

L’usine Bosch Rodez est entrée dans une nouvelle ère. Après plus de huit mois d’âpres négociations et un vote sans contestation possible des salariés la semaine passée, les organisations syndicales de l’usine ont ratifié l’accord de transition avec la direction, ce jeudi. Comme prévu, l’effectif chutera de 1150 à 513 salariés d’ici à 2025 et la direction s’est engagée à ne pas procéder à des départs contraints jusqu’en 2028. Un plan de préretraite est notamment mis en place. Quant à la production, l’usine prend le virage de l’hydrogène. Les injecteurs diesels, qui ont fait les beaux jours de l’usine Bosch Rodez jusqu’à y voir 2 400 salariés, seront abandonnés en 2023. L’usine se reconvertira alors en partie dans les piles à combustible pour les camions frigorifiques. Nommé « Fresh 2 », ce projet doit faire l’objet d’investissements, la somme de 9 millions d’euros a été annoncée.

Dans un entretien publiée dans nos colonnes ce samedi, la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher s’est félicitée de cette signature. « Cet accord évite le scénario du pire qui était la fermeture du site. Les discussions ont été très rudes avec la direction allemande de Bosch pour ne pas en arriver là. Je me félicite de l’engagement sur les départs contraints, on s’y était engagé auprès des salariés », réagit-elle. Quant au projet industriel et le virage sur l’hydrogène, Agnès Pannier-Runacher indique qu’il sera « suivi avec attention » et qu’il est « porteur d’espoir ». « L’entreprise a le temps jusqu’en 2028 de crédibiliser son projet et j’espère qu’il foisonnera pour redévelopper de l’emploi sur ce site. C’est mon objectif et c’est déjà une bonne nouvelle de voir que la Région Occitanie s’engage résolument dans l’hydrogène. C’est une bonne direction ».

Autant de bonnes nouvelles qui font oublier à la ministre son échange houleux avec les salariés, en mars dernier à Rodez ? « Je n’ai jamais eu peur d’aller au contact et d’essuyer des engueulades. Mes prédécesseurs étaient peut-être moins friands de cela mais ça fait partie de mon rôle politique. Et j’observe tout de même que les salariés ont voté à 87 % pour cet accord… »

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