Football - Rodez : le blues du lundi pour une bonne partie des supporters ruthénois

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  • Les aficionados de Rodez vont retrouver le Stadium, où leur équipe jouait "à domicile" en début de saison 2019-2020.
    Les aficionados de Rodez vont retrouver le Stadium, où leur équipe jouait "à domicile" en début de saison 2019-2020. Centre Presse - Jean-Louis Bories
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La programmation de Toulouse – Rodez ce lundi, à 20 h 45 (18e journée de Ligue 2), contraint beaucoup de fans sang et or à renoncer au déplacement.

Là est tout le paradoxe. Les supporters du Raf se réjouissaient de voir enfin un match de leur équipe programmé en dehors du multiplex, mais c’est finalement l’horaire de ce dernier, le samedi à 19 heures, qui leur convenait le mieux pour le derby à Toulouse. "Parce que devoir y aller un lundi soir (coup d’envoi à 20 h 45), c’est le pire qui aurait pu nous arriver et… c’est ce qui est arrivé, rigole nerveusement le trésorier du kop ruthénois, Gilles Galopin. Même si le diffuseur avait choisi l’autre fenêtre, le samedi à 15 heures, pour décaler la rencontre, on aurait pu remplir les deux cars d’une cinquantaine de places réservables pour le déplacement. Au lieu de ça, on va devoir faire le trajet en voiture. Alors qu’en jouant le week-end, les fans qui habitent encore plus loin auraient pu faire le voyage de leur côté sur deux jours. "

"Ça fait rentrer les gens chez eux à 1 heure du matin"

Dans les colonnes de La Dépêche du Midi, le président de Rodez, Pierre-Olivier Murat, a lui aussi déploré le choix de cette date par beIN Sports : "Nos supporters seront moins nombreux du fait qu’ils travaillent." "Le temps de sortir de Toulouse, ça fait rentrer les gens chez eux à 1 heure du matin…, reprend le membre du KR12. On sera sûrement moitié moins que prévu à partir du département."

Même les aficionados toulousains, souvent contraints aux rendez-vous du lundi soir, compatissent, à l’image de Marie Gaiola, présidente du groupe Visca Tolosa : "Pour un derby, je ne comprends pas que le match ait été prévu ce jour-là. Je pense surtout aux parents aveyronnais qui ne pourront pas emmener leurs enfants à cause du boulot. Ça va un peu gâcher l’ambiance. "

Et le début de semaine des ultras sang et or, tel celui du Ruthénois Serge Binel, habitué à suivre son club de cœur dans ses plus longs périples, comme à Nancy (0-2) le 20 novembre ou encore Amiens (0-1) le 11 septembre. "Je suis en formation à Decazeville et elle se termine trop tard pour que je puisse arriver à temps à Toulouse. C’est l’équipe phare de l’ancienne région Midi-Pyrénées, Rodez se retrouve enfin au même niveau… et pas mal d’entre nous ne peuvent pas aller au match à cause de cette mauvaise programmation."

Pas si mauvaise que ça pour son compère de déplacement Vincent Valat. "J’espérais qu’il n’ait pas lieu le samedi à 15 heures parce que je suis facteur et ça m’aurait contraint à poser un jour de congé, explique le Castonétois. Avec Serge, quand on faisait ce trajet il y a quelques années, c’était pour assister au derby contre… la réserve de Toulouse, en CFA (actuel National 2). Maintenant, c’est le petit Raf face au grand Téfécé au Stadium. Le rêve se réalise enfin."

"Enfin" puisque la dernière fois que les Rouergats y avaient joué, le 24 octobre 2020 (3-0), c’est le couvre-feu à 21 heures, pour une rencontre entamée à 19, qui avait empêché leurs fans de venir les encourager. Cette fois, "j’espère que les étudiants aveyronnais de Toulouse seront là", lance Pierre-Olivier Murat. Visiblement, son appel a été entendu pour ce premier derby sans restrictions sanitaires immobilisantes.

Et pas seulement par les étudiants, à en croire Clément Artus, kinésithérapeute du coin installé dans la ville rose depuis trois ans : "On est un peu déçu que ça se joue le lundi au lieu du samedi parce qu’on aurait organisé un gros rassemblement de supporters ce week-end. C’est un peu l’anarchie, comme il n’y a pas d’association de fans aveyronnais ici, mais on est une quinzaine d’ultras à avoir réussi à ramener deux ou trois pièces rapportées tellement on les saoule avec Rodez. On ira sûrement au stade à une quarantaine après s’être donné rendez-vous dans un bar du centre-ville à partir de 18 heures."

"Invraisemblable de pouvoir encourager le Raf ici"

Voire même plus quand on connaît l’étendue de la diaspora rouergate à Toulouse, dont fait aussi partie Victor Quet. "Je ne suis pas au courant de cette initiative, mais on a aussi convaincu des potes qui n’ont jamais assisté à un match de leur vie, sourit le Castonétois. Il n’y aura pas énormément de monde vu le jour, mais on a hâte de retrouver les autres Aveyronnais. C’est invraisemblable de pouvoir encourager le Raf ici. " Son futur voisin dans le parcage visiteurs conclut : "On espère être une centaine à chanter. Un petit hold-up 0-1 éteindrait le reste du stade et on n’entendrait plus que nous. (rires)"

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