Aveyron : une peinture sur l'affaire Fualdès dans une vente aux enchères à Bordeaux

  • ortrait de Bernard-Charles Bastide et Joseph Jausion, toile d’origine, 90 x 88 cm. Estimation : 6 000/8 000 € ortrait de Bernard-Charles Bastide et Joseph Jausion, toile d’origine, 90 x 88 cm. Estimation : 6 000/8 000 €
    ortrait de Bernard-Charles Bastide et Joseph Jausion, toile d’origine, 90 x 88 cm. Estimation : 6 000/8 000 € -
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Une toile de Joseph Roques, célèbre peintre toulousain, est mise en vente ce mercredi à Bordeaux. Elle représente Bernard-Charles Bastide et Joseph Jausion, condamnés à mort dans l'affaire Fualdès.

L'affaire Fualdès ressurgit. Ce mercredi matin, lors d'une vente aux enchères de "La gazette Drouot" à Bordeaux, une peinture de l'artiste toulousain Joseph Roques est mise en vente entre 6.000 et 8.000€. Il s'agit du portrait de Bernard-Charles Bastide et Joseph Jausion, les visages émaciés et les regards vides, enchaînés au banc des accusés du tribunal de Rodez, à l'été 1818. Ces deux hommes furent condamnés à mort pour le meurtre du procureur Fualdès, retrouvé égorgé dans l'Aveyron au matin du 20 mars 1817. L'affaire a alors passionné la France entière et bien au-delà, portée par la presse écrite naissante et un contexte politique explosif.

Condamnés à mort

Les soupçons furent tout de suite portés sur des proches de la victime, qui fréquentaient un tripot dénommé la Maison Bancal : l’agent de change Joseph Jausion et le beau-frère de la victime Bernard-Charles Bastide, mais aussi des complices, dont le contrebandier Boch et Jean-Baptiste Colard. Mais aucun véritable mobile n’était identifié et les fabulations allèrent bon train… Le premier procès à Rodez aboutit à quatre condamnations à mort. Mais il fut finalement annulé en raison d'un vice de forme. Un second procès eut lieu à Albi, durant lequel pas moins de 350 témoins passèrent à la barre et, malgré la confusion, Bastide et Jausion furent condamnés et exécutés le 3 juin 1818. Cette histoire passionne toujours et reste entourée de nombreuses zones d'ombre. Jausion, Bastide et les autres étaient-ils les véritables coupables ? Ou le procureur Fualdès, aux convictions bonapartistes, fut-il victime d'un assassinat perpétré par les Chevaliers de la foi, une société secrète défendant le catholicisme et la monarchie, comme plusieurs historiens locaux l'ont laissé penser ?

Toujours est-il que l'affaire Fualdès reste aujourd'hui le plus célèbre dossier criminel du 19e siècle. De nombreux écrivains de renommés ont suivi les débats lors des procès, à l'instar de peintres. On pense notamment à Théodore Géricault et Joseph Roques. La toile de ce dernier, mis en vente ce mercredi, fut l'objet d'une autre version, conservée dans une collection privée et montrée à Rodez, au musée Fenaille de mai à décembre 2017, à l’occasion d’une exposition du bicentenaire de l'affaire Fualdès. La toile du jour finira-t-elle également dans un musée ruthénois ?

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